LES DAMNÉS DU GRAND LARGE, une bande dessinée de Kristof Mishel et de Béatrice Penso Sechi.

THRILLER FANTASTIQUE

Éditions Drakoo


« Je colporte la plus étrange histoire qu’il vous ait été donné d’entendre, je vous l’échange contre un repas. » Il y a deux cents ans, un curieux voyageur fit résonner une taverne d’un inquiétant récit. Celui d’un navire pris dans la tourmente de meurtres inexplicables. Celui de cadavres de marins marqués d’un signe obscur, et d’un équipage terrorisé. 
Celui d’un jeune mousse au carnet rempli de monstres, qui semblait tout connaître des forces effroyables qui régissaient les eaux où le vaisseau s’était aventuré. Mais l’auditoire ne pouvait prévoir que derrière le récit fascinant du conteur se cachait quelque chose de plus sinistre que la mort elle-même…

 

Ma note : 5/5
Nouveauté 2022
56 pages
Disponible au format cartonné et broché

MON AVIS

Du drame, des frissons, du sang et des corps affublés d’une marque sanguinolente qui s’accumulent sur ce navire .

 

Huis clos immersif au large où seule la vie ne tient qu’au bon état du navire. A bord, ce petit garçon aux cheveux aussi blond que les blés toujours accompagné de son carnet où il dessine de cruelles vérités, celles d’un monde où les monstres ne vivent que pour la vengeance. 

 

Je suis très heureuse de retrouver la plume de Kristof Mishel. Toujours aussi spectaculaire, l’auteur a le talent indéniable de narrer la folie humaine et de nous plonger au cœur d’une atmosphère pesante et effrayante. L’auteur signe ici sa première bande dessinée et c’est une réussite. En 56 pages je suis passée par toutes les émotions : la curiosité, la compassion, l’anxiété, la haine et le soulagement. C’est une histoire qui aurait pu se dérouler à toute époque et dans n’importe quel décor, mais je dois avouer que sur ce navire il y a ce petit quelque chose qui rend le récit épique, presque magnifique et surtout envoûtant. L’imaginaire de l’auteur me fascine. Il y apporte cette petite touche personnelle, énigmatique et intellectuelle.
 
Je découvre le coup de crayons de Béatrice Penco Sechi, illustratrice qui a magnifiquement mis en valeur le scénario. Même si les dessins sont digitalisés, j’ai pu apprécier la palette des couleurs, les émotions des personnages et les petits détails en parfaite adéquation avec le récit.

 

Vous l’avez compris cette BD est un immense coup de cœur. C’est un tome unique et j’ose espérer que cette expérience sera renouvelée. Une BD sensationnelle où l’histoire ne vous laissera pas indemne au cœur d’un univers aussi glaçant que phénoménal. Une fable saisissante !

 

SPHÈRE, un thriller de Florent Rigout.

THRILLER FANTASTIQUE

Éditions L’Alchimiste


Lieutenant au Service des violences domestiques, Franck Bassa est soudainement catapulté sur une affaire de meurtre, celui d’un physicien du SNOLAB, le célèbre Centre d’études sur les neutrinos.
Le flic retrouve vite ses vieux réflexes. Armé de méthodes peu conventionnelles, en proie à son passé et en quête de rédemption, il plonge dans cette enquête obscure.
 
Pourquoi avoir tué ce physicien ? Sur quoi portent réellement les recherches du SNOLAB ? Pourquoi des sbires d’une multinationale tentaculaire le pourchassent-ils ?
Et pourquoi un gamin se découvre-t-il subitement surdoué, écrivant sur les murs des équations dignes des plus grands mathématiciens du monde ?
Noyé au milieu de la Physique de l’Intelligence Artificielle, Franck Bassa s’enfonce dans la plus folle enquête de sa vie, prêt à tout pour découvrir le lien qui unit tous ces mystères.
Dans ses histoires, Florent Rigout explore le domaine de l’hypothèse, cet infime halo de brouillard à la frontière entre science et science-fiction, entre savoir et philosophie. De là, il espère poser humblement quelques mots sur l’inexpliqué et amener de l’eau au moulin des rêves.
« Sphère » est son troisième roman.

 

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
333 pages
Disponible au format numérique et broché

 

 


MON AVIS

Si le départ a été laborieux notamment quant la mise en place parfois hasardeuse, la suite a montré que ce thriller méritait un engouement exemplaire.

 

Bassa ancien du GIGN, remisé suite à une blessure invalidante, s’est exilé au Canada suite à une rupture amoureuse douloureuse. Après de long mois de déroute et d’addiction, Bassa se reprend en main, tant bien que mal, et devient lieutenant au service des violences domestiques. Malgré tout, il adore son boulot et ses méthodes quelque fois injustifiées sont à la hauteur des résultats. Son rêve absolu, entrer à la criminelle, mais ce service lui est obstinément refusé. Par un quelconque et heureux hasard, il se voit confier une affaire. Un meurtre dans un laboratoire scientifique, le SNOLAB. Avec son air bougon et pas franchement avenant, Bassa saute de joie. Très vite il retrouve les sensations oubliées et les réflexes d’antan. Mais Bassa est loin de clore cette affaire qui n’est qu’une ramification de quelque chose de beaucoup plus grand.

 

Ainsi Bassa se trouve projeter dans une enquête hors norme où les corps s’amoncellent et où la vie d’une adolescent est mis en péril. Mais il ne s’attendait certainement pas à affronter « la main de Dieu ».

 

Voici un thriller bien sympathique malgré un début décousu et répétitif. Bassa est un personnage charismatique, râleur, emmerdant, malgré tout attachant, têtu, brusque mais on ne peut lui enlever sa générosité et son empathie. Florent Rigout met en place son intrigue doucement. Il faut dire qu’elle évolue dans le monde scientifique. On peut compter sur Bassa pour vulgariser tout cet imbroglio de charabia inaccessible au commun des mortels. Bienvenue dans le monde ultra select de neutrino et de noosphère. L’intrigue s’intensifie et s’étoffe, et c’est là que le thriller devient intéressant. De nombreux rebondissements jalonnent le processus intellectuel indu à l’enquête. Et rapidement j’ai pu entrer dans cette histoire totalement dingue. Entre spiritisme, philosophie, réel et hypothèse, l’intrigue prend un chemin totalement inattendu. J’ai pu apprécier tout le développement au sein d’indices présageant le pire. J’ai adoré tout l’aspect scientifique qui est vulgarisé. Les quelques sauts dans le passé donnent une dimension spatio-temporel agréable malgré le peu d’approfondissement. L’action devient omniprésent conférant ainsi le rythme adéquat à ce très bon thriller qui je pense est le premier d’une saga (?).

 

En bref :
  • un monde hyper intéressant si vous n’avez pas peur des mathématiques et de la physique
  • un personnage totalement irrésistible
  • une intrigue laborieuse et qui tient en haleine
  • une réflexion intense quant aux conséquences sur l’utilisation abusive d’avancé technologique
  • une écriture incisive et accaparante
 
Une très belle découverte pour moi. J’ai passé un agréable moment et j’espère vivement qu’il y aura une suite aux aventures de Bassa.

 

A découvrir sans aucun doute. J’espère que vous l’apprécierez autant que moi.

THE LAST ONE TO DIE, un thriller fantastique de Cynthia Murphy.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Éditions Slalom

Traduit de l’anglais par Timothée Roblin


Elle pensait vivre le meilleur été de sa vie… ce sera peut-être le dernier.
Niamh, 17 ans, a travaillé comme une dingue pour pouvoir se payer des cours d’été dans la plus grande école d’art dramatique de Londres. Elle s’imagine découvrir une ville accueillante mais se heurte à une ambiance glaçante :
de nombreuses jeunes filles, dont ses nouvelles amies, se font violemment agresser. Toutes ont le même profil, celui de Niamh… qui va se retrouver au cœur du plus effrayant des films d’horreur !
Un thriller haletant sur fond de légendes urbaines.
 

Ma note : 3/5
Nouveauté 2021
272 pages
Disponible au format numérique et broché

 

MON AVIS

THE LAST ONE TO DIE aurait pu faire partie de ces coups de cœur mémorables mais malheureusement et j’en suis convaincue, ce thriller n’était pas du tout fait pour moi. Mais, peut-être, vous, vous y succomberiez !

Niamh a toujours voulu être actrice et son rêve est sur le point de se réaliser. Direction Londres pour un été qu’elle a longtemps convoité. Un été dans la plus prestigieuse école d’arts dramatiques. Niamh, à force de travail, a pu s’offrir ce stage. Dès son arrivée dans la capitale, elle est subjuguée par toute cette euphorie. Alors qu’elle attend pour l’attribution de sa chambre sur le campus, elle est abordée par une fille de son âge. Elles font rapidement connaissance et se dirigent chacune vers leur chambre respective. Dans la confusion Niamh a pris des documents de sa nouvelle amie et décide donc de lui rendre. Mais une effroyable découverte l’attend dans la chambre de son amie, son cadavre. Ainsi commence ce périple londonien. Ne se laissant pas abattre Niamh décide de rester sur place et de profiter au maximum de son stage. Malheureusement ceci n’était que les prémices d’une suite de morts inexpliquées.

Court-elle un véritable danger en restant ici ?

Cynthia Murphy nous plonge dans un Londres lugubre où sa jeune héroïne va devoir faire face à l’inexplicable. Sous fond de légendes urbaines, Niamh et ses ami.e.s, au périple de leurs vies, vont être confrontés à la mort, à la magie et à l’horreur. Ce thriller fantastique s’adresse à un lectorat jeune. Mes attentes concernant le thriller fantastique sont trop élevées pour me satisfaire complétement (seul Cédric Sire est à mes yeux au top level). Et ceci explique en grande partie pourquoi je n’ai pas été entièrement satisfaite. Pourtant tous les ingrédients sont là pour vous envoûter en un claquement de doigt. Une héroïne paniquée et au bord du gouffre qui tient malgré tout à rester et, en quelque sorte, à affronter cette chose qui lui pourri son existence. Des personnages secondaires qui l’épaulent à leur manière. Un flic qui tombe pile-poil au moment opportun. Un décor qui laisse songeur. Un cimetière qui fout la trouille. Et des morts, beaucoup de morts. La disparition d’objets insolites. Et une légende urbaine qui semble véritablement réelle. Les rebondissements s’enchaînent sans hésitation et le final, effectivement est la hauteur : explosif, sanglant, horrible et effrayant. Tout est réuni pour vous faire passer un moment glaçant de lecture. Une écriture qui sait vous faire frémir et qui va, certainement, vous hanter pendant trèèèèèèèès longtemps.

Une lecture que je conseille vivement pour les novices.

L’ŒIL DU CHAOS, un roman fantastique de Jean-Marc Dhainaut.

THRILLER FANTASTIQUE

Éditions Taurnada

Collection L’ombre des Mots


Tandis qu’une canicule sans précédent frappe l’Europe, Théo, un jeune lycéen de 17 ans, est terrifié quand il réalise que les photos qu’il vient de faire dévoilent l’horreur et le chaos 21 jours à l’avance… Mais personne ne le croit. Et lorsque, partout dans le monde, le courant disparaît,
les avions s’écrasent et que toutes les cloches des chapelles et des églises se mettent à sonner inexplicablement, il est déjà trop tard. Théo est alors loin d’imaginer l’incroyable mission de survie et d’espoir que le destin lui réserve. Un thriller d’anticipation à la frontière du réel, percutant et chargé d’émotions.

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
242 pages
Disponible en poche et numérique

 


MON AVIS

Je suis très heureuse de retrouver Jean-Marc Dhainaut dans une toute nouvelle histoire.

 

Théo, jeune lycéen de 17 ans, se passionne pour la photo. Un week-end, il s’attelle à préparer un nouveau filtre à l’aide de miroir et d’un prisme faits maison. Le résultat n’est pas tout à fait excellent, mais peu importe son acharnement lui a permis de créer ce nouveau appareil photo. Théo est un jeune homme introverti et la photo lui permet d’exprimer une palette d’émotions. A bien regarder de plus près, ses nouvelles photos sont bien différentes des modèles originaux. Décontenancé par le résultat, il décide de manipuler son appareil et découvre avec effarement que les photos prises sont le reflet du moment exact 21 jours plus tard à la même heure. Et ce qu’il entrevoit c’est la fin du monde. Il tente désespéramment d’alerter ses parents et via son réseau social, les abonnés qui le suivent. Moqueries, insultes fleurissent sous les photos, mais Théo est persuadé qu’une grande catastrophe est imminente.

 

La chaleur, l’eau rationné, les écoles fermées, le monde vit au ralenti. Des aurores boréales peignent le ciel noir du Sud de la France, les animaux deviennent dingues et les gens commencent à se méfier. Puis soudain à la date fatidique, les avions tombent comme des mouches, le courant cesse, la télévision et les téléphones ne reçoivent plus rien. La fin du monde vient de retentir.

 

Théo séparé de ses parents et de son petit frère se doit à tout prix de les retrouver. Mais les gangs et les pilleurs sèment la terreur, nul endroit pour se sentir en sécurité. Épaulé et recueilli par un ermite, un ancien militaire solitaire, ils vont ensemble tenter le tout pour le tout et les rejoindre.

 

Ce road-trip aux airs d’apocalypses va vous tourmenter pendant longtemps. C’est un thème qui me subjugue tout autant qu’il m’effraie. Et puis notre quotidien se prête à la perfection à l’atmosphère créée par Jean-Marc Dhainaut. Outre cet aspect dont il nous fait irrémédiablement écho, l’aspect fantastique fait une timide apparition. Ce dernier est la marque de fabrique de l’auteur est à part quelques allusions ici et là, je ne peux que regretter ce choix. DANS L’ŒIL DU CHAOS est avant tout un roman d’aventure où l’homme et ses faiblesses sont au centre de cette histoire post-apocalypse. Il est question de survie, d’amitié, de courage, d’abnégation, de volonté et d’espoir.

 

J’ai pris du plaisir à lire le nouveau thriller de Jean-Marc Dhainaut. J’ai toutefois remarqué quelques redondances et un manque de fluidité qui entachent la lecture. Le thème est sans aucun doute intéressant. Il explore explicitement la surconsommation, l’environnement, l’écologie et les conséquences extrêmes de l’anthropocène.

 

Une lecture très surprenante où il est bien difficile de rester impassible.

 

Une chronique de #Esméralda

NEMESIS, un thriller de Xavier Massé.


« David… ? C’est moi, c’est Vincent ! Il faut que tu viennes ! Il faut que tu me rejoignes dans notre village d’enfance… il s’est passé quelque chose… c’est horrible, je n’ai jamais vu ça !… »
Une disparition anormale, un meurtre sans précédent, un village divisé entre croyances et superstitions, une atmosphère étouffante…
David et Vincent, deux gosses d’Assieu devenus flics, vont s’immerger dans cette enquête, et sans le savoir vont descendre aux portes de l’enfer..

David simple flic consciencieux mène sa vie calmement entre boulot et dodo. L’appel de son ami d’enfance va relativement bouleverser son quotidien. De retour sur ses terres natales dont il a quitté à la suite de la mort de son père pendant son adolescence, David se remémore son enfance dont le quotidien balançait entre école et escapade. Arrivé au pied de l’église, il constate que les scientifiques déjà sur place, les flics et les habitants sont extrêmement tendus. Les esprits s’échauffent d’un côté alors que de l’autre l’abattement et l’incompréhension prévalent.
Vincent vient au devant et le met en garde. La vision de la scène de crime lui soulève le cœur. Un petit drap blanc seul rempart face à la monstruosité et ignominie protégeant le petit corps de la petit Gaëlle, 5 mois. Un bloc de béton enferme ses membres inférieurs jusqu’aux hanches, ses petits doigts sont sectionnés, des plaies béantes parsèment son corps innocent. Le légiste est formel la petite fille a été consciente jusqu’au bout.

 

David est plus remonté que jamais, prêt à en découdre avec cet assassin ignoble, prêt à accumuler les journées sans dormir, à abattre une tonne de travail, à remuer ciel et terre pour mettre ce taré derrière les barreaux. Vincent son coéquipier sur cette affaire est dans le même état d’esprit. Les interrogatoires défilent, les états de lieux s’enchaînent, le stress augmentant et l’inéluctable tomba tel un couperet. Un autre bébé disparût.

 

Les langues se délient invoquant des histoires de Diable et d’enlèvement. Et si le passé en était la clef ?

 

Voici un thriller qui a eu le mérite de me crisper et froncer les sourcils. Il faut dire que les victimes sont ces bébés et qu’obligatoirement on se doit de souffrir et fermer les yeux. Certains passages sont innommables et vraiment cruels. On serre les fesses, on prend une grande bouffée d’air, on ferme les yeux et on continue à avancer en espérant qu’il n’y aura rien de pire. Est ce que je dois mentionner que j’en ai fait des cauchemars ? Voilà qui est fait ! Xavier Massé atteint un niveau d’horreur qui frise l’enfer. Pour le coup l’enfer a véritablement investi ce petit village paisible qui n’a rien demandé à personne. L’enquête avance difficilement et David et Vincent ont des nerfs d’acier pour juste continuer à avancer. Ce thriller dépasse l’entendement et vous met à rude épreuve. Dans la veine de Cédric Sire, Xavier Massé détonne carrément avec son dernier thriller. L’atmosphère est totalement gore et oppressante. Les lieux conférent à démultiplier les mystères et les personnages façonnent leurs auras graves.Un huis clos qui fonctionne à merveille et où les rebondissements sont tout aussi haletants qu’effrayants. Une immersion dans un contexte qui n’a rien à envier à ceux de Stephen King. Vous l’avez compris ce thriller détonne par son intrigue, son environnement, ses victimes. Alors par moment c’est très dur, horrible, inenvisageable, mais Xavier Massé dépasse tout cela en proposant un thriller hors norme, hors catégorie. Car vous n’avez rien vu, rien  entendu, rien prévu, et les ténèbres vous enveloppant insidieusement vous portant à la perte ou à la révélation.

 

N’hésitez pas à succomber !

 

Une chronique de #Esméralda

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… Le site des éditions Taurnada

… mon avis sur un autre roman de Xavier Massé, clique sur la photo pour le découvrir.

LES COULOIRS DÉMONIAQUES de Jean-Marc Dhainaut.


Le Foyer des Galibots, une maison de retraite paisible située dans le Nord de la France, ferma ses portes en 1992 après une effroyable série de morts mystérieuses. Des suicides, selon l’enquête. Détails troublants : certains pensionnaires avaient témoigné de présences effrayantes, et une aide-soignante avait affirmé avoir été attaquée par une force invisible.
Alan Lambin, enquêteur en paranormal, sent que cet endroit, construit sur les ruines d’un hôpital exploré quinze ans plus tôt, a besoin de lui.
A-t-il oublié la menace qui y rôde ?
Une enquête d’Alan Lambin – Tome 4

Nom d’une pipe ! Y a pas à dire les aventure d’Alan Lambin, elles ont de quoi vous remuer le sang ! Jean-Marc Dhainaut confirme son talent hors pair, son nouveau thriller fantastique est une sacrée bombe ! Et à découvrir depuis le tome 1, s’il vous plaît !
Le temps à filer au doux son d’une promesse silencieuse. Depuis sa dernière affaire dans les affres d’une mine, Alan a littéralement tout abandonné. A part quelques conférences ici et là et la promotion de ses livres, Alan n’a plus touché à ses gadgets et fourni la paix aux nombreux foyers qui auraient pu en nécessiter. 15 années se sont écoulées ainsi dans une certaine quiétude loin de ces nuits à la chasse aux fantômes. Mais certaines promesses faites à une petite fille à la poupée étêtée s’en souvient. Et elle l’appelle de tout son cœur. Marie n’a plus rien à perdre, son âme, on lui a prise quand elle n’avait pas toutes ses dents dans cet hôpital sinistre non loin d’une mine.

 

Son meilleur ami et partenaire ainsi que sa compagne veulent lui remettre le pieds à l’étrier et cette nouvelle affaire a tout pour le séduire car il a connu ces lieux quinze ans plus tôt.

 

Couloirs sombres, portes qui claquent, morgue effrayante, enfants démoniaques, des cris, du sang, des pleurs, des phénomènes paranormaux, un shadow-man, des visions, et tant d’autres rythment une histoire hors du commun. Un suspense omniprésent et haletant qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus. Ce tome ci est de loin mon préféré avec La Maison bleu horizon. On retrouve un Alan confronté avec ses plus vielles peurs et ses doutes. Cette mission il n’en voulait pas, mais peu à peu l’obligation se fait pressante et puis vient l’abnégation et le désœuvrement face à ses forces inattendues et bien plus féroces. L’héritage qu’il a reçu de sa grand-mère maternelle et celui à venir clôt à merveille, telle une boucle bouclée. Ce tome se présente comme la fin de quelque chose d’inédit et le legs d’un flambeau qui se doit de continuer. En tout cas je l’espère fortement ! Il n’y a pas à dire j’ai passé un pur moment de lecture ! De l’intensité, une bonne dose de peur et un auteur qui sait parfaitement vous mener par le bout du nez et le tour est joué ! Un thriller fantastique totalement époustouflant que je vous recommande vivement !

 

Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Taurnada

… mes avis sur les précédents titres (clique sur la photo pour les lire).

LE MAITRE DES LIMBES de Olivier Bal.


Le Maître des Limbes : vos rêves lui appartiennent.
Un roman vertigineux, entre le récit d’espionnage, le thriller et le fantastique,
Que se passe-t-il réellement lorsque vous vous endormez ? Quand vous plongez au cœur de vos rêves, êtes-vous certain de ne pas être manipulé ?
Il existe, aux quatre coins du monde, certains individus dotés d’une incroyable aptitude : ils peuvent contrôler les rêves des autres.
En tentant de percer le secret de nos songes, plusieurs personnages vont faire une découverte qui pourrait changer à jamais le cours de l’histoire.
Lee, une journaliste, enquête sur le virus du Marchand de sable, une étrange épidémie qui ne touche que des enfants.
Gabriel, un adolescent narcoleptique isolé des autres, a la sensation qu’il peut visiter et modifier les rêves d’inconnus.
James, à la tête de l’empire pharmaceutique ONIR, poursuit en secret des expériences débutées trente ans auparavant…
Tandis que la CIA et la NSA se mènent une guerre secrète pour obtenir le contrôle des Limbes, au plus profond de leur sommeil, nos héros devront choisir leur camp. Une bataille se prépare, car qui contrôlera les rêves, contrôlera le monde.

 
Olivier Bal m’a entraînée dans un thriller fantastique stupéfiant. Addictif et immersif, LE MAITRE DES LIMBES est sans aucun doute une lecture que je vous recommande fortement.
Gabriel est devenu narcoleptique suite à la perte de sa maman dans un accident tragique. Cette maladie l’handicape. Sa vie sociale est devenue inexistante. Un jeune homme frêle qui passe inaperçu. Sa maladie le plonge souvent dans son sommeil. Mais depuis quelque temps, quelque chose n’est plus pareil. Ses rêves sont étranges et presque réels. Il découvre une grotte énigmatique. Et si ses rêves avaient une emprise sur la réalité ? Et si il pouvait intervenir sur les rêves des autres ? Gabriel se sent puissant et enfin il peut maîtriser sa vie et les rêves des autres. Jusqu’à cette nuit fatidique où tout dérape.

James attend cet enfant depuis longtemps. Il pense enfin l’avoir découvert. Gabriel apprend vite et sa puissance se décuple rapidement. Sous couvert d’une agence pharmaceutique, ONIR, réputée dans l’étude du sommeil, James est associé à la CIA pour effectuer des missions périlleuses aux quatre coins du monde. James rêve d’un monde sans violence. Et ces enfants, lui sont d’une aide précieuse. Enfants emprisonnés et qui doivent selon le bon vouloir de James, se rendre sur le terrain au travers des rêves des autres.

Lee, journaliste un peu rebelle sur les bords, doit affronter le Marchand de Sable. Son fils est atteint de cette mystérieuse maladie qui ne touche que les enfants. Elle doit à tout prix aider son fils et rien de mieux pour elle de mener l’enquête qui la porte sur un chemin bien mystérieux où les dangers fleurissent sur son passage. Aidée par un homme énigmatique, elle va devoir braver de nombreux secrets dont un qui la concerne.

J’ai suivi les aventures de ces trois personnages avec frénésie. Je ne vous ai pas encore signifié que 20 années séparent Gabriel et James de Lee. Et ce qui est encore plus surprenant c’est la manière dont Olivier Bal va les réunir au cours de son récit. Si vous pensez avoir deviné sachez que vous faites fausse route. Olivier Bal maîtrise avec brio et génie son scénario. Il nous balade au grès de son talent machiavélique d’auteur. C’est sans conteste un des meilleurs thrillers fantastique que j’ai pu lire. Une immersion qui frôle l’envoûtement. Un rythme endiablé. Un histoire à couper le souffle. J’ai été très vite mordue par ce roman. Le monde onirique côtoie le monde réel dans une harmonie chaotique. Une histoire de dingue, de fou, prenez garde à vous rêves !

J’appose mes mains doucement sur son front. Je me projette. Je suis en elle. Dans sa tête, dans son esprit. Ses souvenirs, des milliers d’instantanés me percutent, me traversent, comme des images projetées sur des cascades d’eau.
Une chronique de #Esméralda

FRISSONS NOIRS de Collectif.


 
Une sélection de 6 nouvelles, 7 auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire tendre l’oreille en nous proposant des récits qui jouent avec les différentes définitions de l’audition. 
Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots…et jusqu’à la chute. 
Éclectique et surprenant, ce recueil renferme six expériences exceptionnelles de lecture.

Ces six nouvelles sont extraites de l’ouvrage Ecouter le noir paru en 2019 aux éditions Belfond.
Six nouvelles noires qui vont vous plonger tour à tour dans les noirceurs de l’âme. Six nouvelles où vos sens sont mis à contributions. Six nouvelles et vous allez adorez frissonner à les lisant !
Barbara Abel et Karine Giebel signent un quatre mains totalement effrayant (Deaf). Un monde sans bruit, des adolescents fuyant, un mère enfermée dans un coffre de voiture. Voilà les éléments qui font de cette nouvelle une histoire impitoyable et dont la fin vous glacera sans aucun doute.

 

R.J. Ellory est un nom qui ne m’est pas inconnu mais je n’ai jamais eu l’occasion de lire un de ses thrillers. Avec Bloodline, sa nouvelle mettra vos nerfs à vif. C’est l’histoire d’une jeune femme infirmière qui met en place un plan totalement machiavélique. Une héroïne que vous ne voudriez jamais croiser.

 

Dans Zone de fracture, Sophie Loubière, parle d’amour. De cet amour qui se découvre dans le tard alors que les anneaux sont déjà passé aux doigts et que la vie de famille est bien établie. Si zone de fracture est un terme que l’on trouve dans le lexique des reporters envoyés sur le terrain en zones de conflits, ici il s’avère tout autre. Entre amour et jalousie qui triomphera ?

 

Dans Échos de Maud Mayeras, c’est l’histoire qu’un petit garçon particulier qui a une ouïe extraordinaire. Alors que son grand frère est victime d’un accident de la route et que sa mère part du foyer familial, Charlie entend des bruits suspects venant de la chambre de son frère décédé. Entre espoir et illusion, Charlie n’est pas au bout de ses surprises.

 

Quand vient le silence de Laurent Scalese, est déconcertant quant au final qu’il propose. Une histoire très bien ficelée et surprenante où une touche de fantastique est aussi savoureuse que la crème dans le gâteau. Un histoire captivante et effroyable où le silence devient l’arme vengeresse.

 

Et pour clore en beauté la lecture de ce recueil, je nomme l’extraordinaire Cédric Sire dont je suis une fan absolue. Sa nouvelle Le diable m’a dit …  est tout aussi alambiquée que tortueuse. Un scénario accaparant et tordu comme aime le concevoir l’auteur. Une touche de mélodramatique et d’horreur pour une histoire hallucinante !

 

Vous l’avez compris j’ai totalement adoré cette lecture. J’ai découvert cinq nouveaux auteurs et aussi surprenant que cela puisse paraître j’ai adoré toutes les nouvelles proposées. Un agréable moment de lecture que j’ai savouré au grès de ces sept plumes. Les cinq sens sont mis à l’avant dans chaque nouvelle dont celle de l’ouïe ressort pratiquement dans les nouvelles. J’ai adoré la manière dont chaque auteur s’en sont accaparée pour la sublimer. Bref un moment de lecture intense et bien noir. A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda

TEMPÊTES de Andrée A. Michaud.

[ THRILLER FANTASTIQUE – A paraître le 8 janvier ]
Éditions RIVAGES – Collection Rivages Noir
300 pages
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Le résumé :
Marie Saintonge emménage dans une maison léguée par son oncle, récemment suicidé, située dans le Massif bleu, une montagne québécoise. Confinée à l’intérieur à cause d’une tempête de neige, elle y vit des phénomènes à l’apparence paranormale et finit par perdre pied…
Ric Dubois est resté le prête-plume de l’écrivain Chris Julian jusqu’à sa mort par suicide. Délivré de ses obligations à son égard mais déterminé à terminer le manuscrit  pour se prouver sa propre valeur, Ric se rend au camping du Massif bleu, afin d’y travailler sur le roman. Plusieurs meurtres ont lieu au camping ; bien que soupçonné par beaucoup de locaux à cause de son statut d’étranger, Ric s’efforce de mettre la main sur le véritable coupable. 
Deux versants de la montagne, deux destins tragiques qui vont se rejoindre. 
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Quelle étrange lecture !

 

Andrée A. Michaud plonge son lecteur dans un enfer impersonnel. Un huis clos dans un grand espace, le résultat est plutôt satisfaisant à mes yeux. Atmosphère lugubre, phénomène inexpliqués et étranges, ambiance noire, où les peur et les angoisses surgissent comme des mauvais fléaux. Frontière floue entre réalité et illusion, je me suis vite sentie perdue entre tous ces éléments portés par Andrée A. Michaud. Les personnages sont  tiraillés entre le concret et le non concret. Suppositions, extrapolations, pertes des sens, l’envers de la réalité sont un concept si abstrait que faire la part des choses devient un sacré parcours du combattant.

 

J’ai beaucoup apprécié cette lecture notamment l’ambiance et le cheminement de la pensée constructive des héros (essentiellement celle de Ric, auteur malgré lui). Je suis néanmoins mitigée par le final où il manque en mon sens une certaine explication. J’adhère en principe au final exhaustif, laissant aux lecteurs la possibilité de se construire sa propre réflexion finale, mais là …. Il m’a manqué ce quelque chose qui aurait rendu l’histoire plus tangible. Un thriller fantastique totalement captivant par ces huis clos infernaux mais déçue par le côté « tout ça pour ça ! ». Malgré mon avis mitigé, j’ai apprécié la construction narrative et je plongerais volontiers dans la lecture de ses précédents romans.

 

Un thriller fantastique qui porte très bien son nom. Il représente à merveille les tourments des âmes pris dans le tumulte des peurs, des doutes et de l’étrange.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Rivages.

77 ASSASSINS de Henri Duboc.

[ THRILLER FANTASTIQUE – Nouveauté 2019 ]
Editions BETA PUBLISHER
343 pages
Ma note : 4.5/5 mention « carrément dingo ! »
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Le résumé :
Je m’appelle Damien Hachett : 34 ans, légiste et, à peine sorti de ses diplômes, catapulté médecin chef à l’Institut Médico-Judiciaire.
Tard le soir, entre deux macchabées carbonisés ou livrés coupés en morceux dans un joli paquet cadeau, j’écris aussi des bouquins.
Jusqu’à ce qu’une nuit, mon plus vieux lecteur, à qui j’ai dédicacé le 77ème exemplaire de mon premier roman, m’attende sagement sur ma table d’autopsie.
Bien…et maintenant, que les ennuis commencent !
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En voilà une lecture complètement dingo !! Henri Duboc a une imagination qui au premier abords peut paraître totalement dérangeante voire loufoque et au pire on se pose des questions sur sa santé mentale ! Il faut dire que Henri Duboc met le paquet et il ne se prive à aucun moment de titiller son lecteur. Il instille avec une aisance sans faille une dose d’humour qui bien évidemment ne s’arrête pas au premier degré.

 

Thriller et rire, en voilà un mélange détonnant dans un paysage littéraire borné ! Et voici les raisons pour lesquelles vous allez craquer :
1
Henri Duboc ne connaît aucune limite. Une plume aussi dérangeante que totalement sensationnelle qui déroge à toutes les règles induites par la littérature dite classique. Henri Duboc balaie d’un coup de baguette magique les codes et se les approprie d’une manière hallucinante ! De l’ironie en pagaille, de l’humour noir à vous chauffer les zygomatiques, et un personnage …. non …. mais attendez… j’ai beau cherché (et pour tant j’en ai lu des bouquins) … un personnage hors du commun et encore s’est bien faible pour le décrire ! Pour en revenir à Henri Duboc et son formidable et admirable thriller hors compétition, si je devais vous le comparer c’est une dose de glauque dans le style de Sire Cédric et pour le reste …. ce n’est que du pur et dur Henri Duboc !

 

2
Damien Hachett (on prononce Ha(t)chett) est un drôle de trublion. Médecin légiste et auteur à ses heures perdues, Damien est un personnage qui vous désarçonne à la première rencontre. Mais quel est donc cet énergumène ? On est loin du médecin légiste caricaturé par une silhouette lasse, sans un cheveux sur le crâne et un chapeau par la même occasion, et des yeux habillés de lunettes hyper immondes, sans oublier cette blouse totalement ridicule qui vous repousse dès vos yeux posés dessus. Non, Damien c’est une lumière dans les ténèbres de la morgue. C’est de la joie dans la douleur. Adepte des répliques bien senties, il n’en manque pas une, pour glisser des piques à mourir de rire. Il est juste mortel (sans jeu de mots !). Un anti héros totalement attachant, j’en voudrais bien un pour mes jours déprime ! Damien Hachett voit sa vie basculée dans une catastrophe apocalyptique et monstrueusement merdique « Nom d’un prout liquide ! » quand les morts s’agglutinent.

 

3
Une intrique aussi bien ficelée que du saucisson ! Henri Duboc vous entraîne dans une folle aventure où les cadavres remplis par une bouillie blanche s’alignent dans les couloirs des morgues. Où des humains totalement déments et zombifiés mettent un chaos sans pareil. Et un vilain méchant insoupçonnable ! Pourtant Damien est le dénominateur commun a tout ce bazar, et c’est sans cape et sans collant qu’il va devoir affronter un redoutable adversaire.

 

4
Des scènes hilarantes, des scènes qui font flipper, des scènes cauchemardesques, des scènes où il faut accrocher son cœur et des rebondissements qui m’ont entraînée dans un thriller indéfinissable. Il fout autant les jetons qu’il fait rire.

 

5
Il dérange, il turlupine et il fait peur ! 77 ASSASSINS est clairement un Objet Littéraire Non Identifié et je rajouterais même un sacré PAGE TURNER !
 

 

Je vous recommande et je vous recommande et surtout n’ayez pas peur de pousser vos limites 😉

 

Pour le grand bonheur des téléspectateurs et l’immense joie d’Anabelle Zebutte, Agathe Somefingtoussay se retrouve instantanément tartinée de bouillie blanchâtre de la tête aux pieds qui jaillit de la bouche du bonhomme prison comme un geyser de lave d’un volcan explosif. Elle reste debout, incrédule,immobile avec son micro, alors qu’on distingue à peine les contours de son visage derrière le vomi.
Ensuite, le corps de la jeune journaliste, tout de blanc visqueux recouvert, se met à trembler bizarrement. Frénétiquement. Rapport au coup de taser électrique que le bonhomme prison est en train de lui infliger à pleine puissance. […]
Ensuite, lentement, apparaissent deux pieds nus. Puis des jambes. Arrivée du bonhomme prison. Les jambes se plient, les genoux se posent.
Il se met à terre et plaque la joue au sol, pile en face de la caméra. Ses yeux sont noirs comme la mort. Sur sa tempe, lentement, viens se poser un tube métallique sombre. Les amateurs reconnaîtront le canon d’un fusil à pompe Benelli M90.
Juste avant que sa tête ne soit volatilisée dans une mare de sang, on l’entend clairement dire :
JE VAIS VENIR … DAMIEN…
 
Une chronique de #Esméralda
 

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