LES CORBEAUX – LES VESTIGES DE L’ARSENAL. Un roman de Lydie Blaizot.

STEAMPUNK

Éditions L’Alchimiste


Depuis la Tempête, des villes côtières du Nord de la France, en partie dévastées, sont devenues le théâtre de phénomènes étranges. Des créatures monstrueuses peuplent désormais les zones ravagées par l’océan et certaines machines paraissent désormais douées de vie… Les habitants se sont adaptés et la vie s’est organisée, sans abandonner les machineries à vapeur qui peuplent leur quotidien.
Nayeli Morin, jeune fille sans famille ni travail, survit de rapines au Havre. Son atout : elle peut communiquer avec les morts… et les forcer à lui révéler la cachette de leurs maigres possessions.
Elle est un Corbeau, à la recherche d’un maître capable de la former. Ainsi, elle finit par rencontrer Reynard Bonniface, habitant à Cherbourg, où il officie comme enquêteur « spécialisé » auprès des autorités. À peine a-t-elle posé le pied dans la boutique de ce personnage hors normes qu’une affaire leur est confiée. Un cadavre a été découvert près de l’Arsenal, un lieu où la perversion des machines atteint un niveau jamais observé par ailleurs. Très vite, les événements s’enchaînent et les deux Corbeaux comprennent qu’un grand danger menace la ville. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

Ma note : 3/5
Nouveauté 2022
340 pages
Disponible au format numérique et broché


MON AVIS

Imaginez une partie de la France sous les eaux, défigurée par une terrible tempête. Des milliers de disparus et une vie qui ne ressemble qu’à de la survie.

 

Nayeli a tout perdu. Ses parents et récemment sa tante. Son quotidien se résume à des petits larcins et un don qu’elle tente de contrôler. Elle peut voir les fantômes et les influencer à dire où se cachent leurs trésors. Nayeli est une drôle de jeune femme. Têtue mais craintive, elle a un bon sens pratique. Accompagnée de son irréductible ami, Thomas, Nayeli a un regain d’espoir lorsqu’elle trouve son maître. Enfin elle va pouvoir apprendre toutes les ficelles du métier de Corbeaux et se forger un nouvel avenir bien plus serein.

 

Du Havre à Cherbourg, elle découvre une nouvelle ville tout aussi décimée que la précédente. Les machines sont davantage présentes, dans le ciel, sur terre et surtout dans cet endroit lugubre l’Arsenal, figure emblématique et militaire de Cherbourg. Un lieu mystérieux où la mort semble régner.

 

Aussitôt arrivée chez son « maître Corbeau », Nayeli n’a plus une minute à elle et doit se plonger au cœur d’une enquête trépidante et dangereuse. Reynard Bonniface est un homme qui a plus d’un atout dans sa poche, disons plutôt dans son sac sur patte. Méticuleux et d’une gentillesse remarquable, cette enquête lui pose beaucoup de problèmes. Aider de ces acolytes, un fonctionnaire taiseux et un militaire défiguré, et de quelques fantômes, les vestiges de l’Arsenal font les engouffrer dans la plus sombre des aventures.

 

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu de steampunk. Pour rappel : Le Steampunk est un courant présent dans les œuvres artistiques et le monde de la création, et qui renvoie à l’époque de la révolution industrielle en jouant sur une vision fantasmée de la place de l’Homme au sein d’une société automatisée. (linternaute.fr). La présence des machines reste à mon goût discret malgré le final tonitruant. Le côté fantastique est par ailleurs un atout considérable tout au long de l’histoire. Les personnages sont assez hétéroclites et offrent de nombreux moments d’ententes et de mésententes.

 

Cette découverte me laisse un goût mitigé. J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans cet univers et à me saisir de tous les éléments. Si les actions sont omniprésentes, je n’ai pas réussi à trouver le rythme et à aller de l’avant. Les personnages sont sympathiques mais j’ai eu beaucoup de mal à ressentir de l’empathie envers eux. Il y a beaucoup de protagonistes dans l’histoire et le récit s’alterne entre leurs points de vues. L’association entre le fantastique et le steampunk me laisse ni pantoise ni charmée.

 

En bref :
– Un univers de machines et de fantômes
– Un monde apocalyptique
– Un enquête mouvementée
– De nombreux rebondissements
– Un lieu mythique mis en avant

 

Lisez-vous du steampunk ?

DE BRUME ET D’OSPALES, un roman de Amandine Peter.

FANTASY

Éditions Explora


À Rochevive, la magie s’inhale. Les embrumeuses diffusent de l’ospaline, un liquide obtenu à partir de la transformation alchimique des ospales.
Razelle, apprentie espionne au service de l’État, rêve de devenir alchimiste.
 
Mais avant de quitter sa formation, la directrice lui confie une dernière mission : elle doit espionner le Pirate Sans Nom, ce voleur d’ospales qui a ruiné le commerce de son père.
Malgré le danger, quand Razelle apprend que le Pirate est à la recherche de nouvelles recrues, elle décide de s’infiltrer dans ses rangs pour assouvir sa soif de vengeance…
Et si cette décision s’avérait être la pire erreur de sa vie ?

Ma note : 4,5/5
Nouveauté 2022
366 pages
Disponible au format broché


MON AVIS

La magie est partout à Rochevive. Dans les Ospales de différentes couleurs dont chacune est associée à un don : la guérison, l’empathie …. 

 

Razelle a su très jeune rebondir face à l’injustice dont ses parents ont été victime bannissant à tout jamais ses grands rêves. Courageuse, têtue, tenace, un brin de folie, Razelle est devenue une jeune femme qui marche toujours fermement vers ses objectifs. Alchimiste en herbe, elle n’hésite pas à fabriquer de jolies potions qui ont un effet tout aussi désastreux. Razelle est une tête brûlée qui analyse finement toutes situations dans lesquelles elle se trouve. Son intelligence est souvent feinte pour de nombreuses raisons.

 

Sa nouvelle mission : le Pirate sans Nom. Intégrer son groupe est une chance inespérée mais les événements tumultueux vont quelque peu entacher son objectif principal : le détruire.

 

Voici un roman fantasy totalement génial. Un monde extraordinaire où la magie est partout sans être omniprésente mais qui a créé une certaine injustice d’où la naissance du Pirate Sans Nom. L’on pourrait croire qu’il vogue sur les mers mais il n’en est rien. Son challenge : braquer les convois d’ospales pour le redistribuer aux plus pauvres. Un robin des bois habité par la hargne de rendre le monde meilleur et plus équitable. L’injustice est le point fort de ce roman et il est abordé de maintes manières et est le fil conducteur de roman où les rebondissements façonnent une aventure hors norme. Un brin de romance s’invite aux côtés des trahisons, de la manipulation et de nouvelles amitiés. Rochevive est un monde bien sombre et où les apparences sont trompeuses. L’appât du gain est fort et les conséquences sont gravissimes. Razelle est une jeune femme qui campe souvent sur ses principes et convictions mais le Pirate sans Nom lui montre le véritable monde. 

 

Ce roman m’a fait vibrer littéralement. Un plume efficace à 100% et qui fait vivre une pléiade d’émotions. Je suis rentrée rapidement dans l’action et l’alternance des points de vue est un excellent atout pour avoir une vision d’ensemble des protagonistes et des différents enjeux. Les différentes personnalités s’accordent à merveille malgré quelques échauffourées. L’énergie est débordante et les rebondissements totalement hallucinant. Ils nous mènent vers un final audacieux et totalement inattendu. 

 

En bref :
– Un roman fantasy totalement original et audacieux
– L’injustice est le moteur même de l’histoire
– Des personnages caractériels et authentiques
– De nombreux rebondissements
– Une plume qui adore jouer avec nos émotions

 

Je dis un grand oui pour ce roman intense et qui soulève (entre les lignes) de nombreux problèmes de notre société. J’ai frôlé le coup de cœur mais j’ai découvert une auteure au talent indéniable pour narrer des histoires exceptionnelles.

 

Vous tente t’il ? C’est le second roman que je lis des éditions Explora et je suis agréablement surprise par les textes qu’ils proposent. Les connaissez-vous ?

LES ENFANTS D’ASTRA, Tome 3 : Sagan, un roman ado de Isaure de Villers.

Science-fiction

Tome 3/5?

Éditions Beta Publisher


Chacun cherche toujours à retrouver ses origines. Alors que les Eriquiens tentent de s’unir pour sauver leur empire, Rodolphe et Sibylle préparent, plus que jamais, le retour de leur peuple à Astra. Un voyage pour lequel ils sont prêts à faire tous les sacrifices.
Mais ce pourrait bien être la princesse oubliée, Cyndie, déterminée à retrouver, elle aussi, la terre de ses ancêtres qui tienne leur sort à tous entre ses mains. Entre sa famille et Sagan, il n’y a qu’un pas : la trahison.

 

Ma note : 4,5/5
Nouveauté 2021
304 pages
Disponible au format numérique et broché

 


MON AVIS

Une nouvelle plongée dans l’univers déchiré d’Isaure de Villers. Une plongée tourmentée où le suspens est à son apogée.

 

Le plan 439 des enfants d’Astra est toujours d’actualité malgré les nombreuses péripéties qu’ils ont dû surmonter. Leur empereur Rodolphe est tenaillé entre ses aspirations personnelles et son rôle de dirigeant. Son cœur en lambeau à dû dire au-revoir à ce semblant de paix et de bonheur pour poursuivre le but ultime de toute une nation. Épaulé par Sybille, sa sœur, leur prochaine action pourrait tout changé et afin accéder à leur but ultime.

 

Éléonore est plus que perdu entre ses sentiments, son fils et son rôle de dirigeante. Malgré les années écoulées, pour elle, rien n’a changé dans son cœur et elle devra subir les conséquences de ses choix.

 

Sur Mars rien ne va plus, Liam, le tyran, voit peu à peu son entourage fuir sa fureur. Comment arrivera t-il à régner sans engendrer la terreur ?

 

Sur Egrabe, Edward, a enfin réussi à instaurer la paix.

 

Cyndie tente le tout pour le tout enfin de rentrer sur Sagan. Malgré ses mauvaises décisions, elle est si prêt de rentrer chez elle.

 

Une nouvelle fois Isaure de Villers nous plonge dans une épopée captivante. Les chapitres s’enchaînent, les personnages à tour de rôle apparaissent ainsi se construit l’histoire. Un rythme effréné soutenu par des chapitres courts où les rebondissements ne laissent aucun temps mort. Une nouveau tome sous le signe de l’action où l’intrigue s’étoffe. J’ai eu très peur que ce tome soit le dernier. Cela aurait pu être le cas, mais à mon grand soulagement, la maison d’éditions m’a affirmé le contraire. J’ai vraiment été captivée par les personnages qui sans cesse évoluent et doivent être confrontés à leurs choix. Un page turner haletant nous portant vers ce final inattendu. Il m’a coupé la chique et j’ai hurlé intérieurement. Il faut du cran pour oser imaginer une fin telle qu’elle. Je ne veux pas vous en raconter trop mais cette saga est juste une tuerie. Depuis le second tome, le scénario s’accélère et nous offre un moment de lecture inoubliable.

 

Placé sous le signe de la manipulation et des secrets, ce troisième tome est une sacrée bombe.

 

DIEU 2.0, tome 3 : Le ch@t de Schrödinger, un roman d’anticipation de Henri Duboc.

ROMAN D’ANTICIPATION

Tome 3/3

Éditions Beta Publisher


2072 Quatorze ans après le cataclysme, dans le dernier bastion de la civilisation, Gabriel, Yosa et Ariane pressentent que le temps de l’ultime affrontement avec Verinas et ses fanatiques est arrivé.
La résistance doit naître. Désormais prophète de son propre culte, L’évêque renégat lorgne sur l’immense Vatican III et manipule secrètement le jeune pape Silvère, dernier fils de la papesse. Piégé dans les méandres d’un Internet à l’agonie, le pirate W3 se débat pour rejoindre le combat. Les lumières contre l’obscurantisme. Mais c’est peut-être dans le futur que se cache la clé de leur salut…

 

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »
2020
302 pages
Disponible au format numérique et broché

 

 


MON AVIS

Voici un final tonitruant et décoiffant !

 

Ce tome 3 offre une conclusion en parfaite adéquation avec l’esprit de cette trilogie. Entre science et religion la bataille est ardue. Une guerre dont l’égalité des chances est un enjeu crucial. Mais quand la science devient le bras droit de la religion, le monde devient un terrain de jeux impitoyable où seule la survie est la complice d’une guerre psychologique.

 

C’est avec grand plaisir que je retrouve Gabriel et W3 dans leur extraordinaire quête d’une justice qui échappe à tous. Une justice qui prend des allures d’une boîte particulière. D’une boîte qui fait référence à cet atypique chat de Schrödinger : ce que l’on ne voit pas, peut exister ou non. Un paradoxe qui prend tout son sens dans cette trilogie chtonienne. Une histoire que l’on pourrait décortiquer comme un manifeste scientifique entre arguments et contre-arguments, tout y passe.

 

Les péripéties s’accumulent tout au long de ce nouveau opus. Nul temps mort entre réflexion et action, Henri Duboc nous plonge dans son univers sans état d’âme. Il titille nos principes, nos valeurs, nos croyances et surtout n’hésite pas à supplanter toutes nos aspirations futures en quelque chose d’impensable et de surnaturel.

 

Henri Duboc signe une trilogie décapante et surtout intéressante. J’aime beaucoup quand les romans ne se contentent pas que de raconter mais insufflent une dimension intellectuelle menant vers une certaine réflexion. Henri Duboc traite d’une sujet délicat qui depuis la nuit des temps est un sujet à débats frénétiques : la religion et la science sont deux mondes contestant sans cesse leurs positions. Que serait notre monde où l’eugénisme serait à l’œuvre ? Où la religion régnerait en maître ?

 

DIEU 2.0 est juste excellent tant par le contexte que par les personnages qui dans une commune mesure et au cœur d’une entente charismatique, portent en leur cœur une vision d’un monde où la nature côtoierait la science et où la religion serait une vaste et précise idée.

 

Je vous invite vivement à découvrir cette excellente trilogie 🙂

 

MISSION HOMO SAPIENS, un roman enfant de Lia Capman.


Vincent est un jeune Terrien qui rêve d’explorer l’espace, de posséder une météorite et, surtout, de rencontrer un extraterrestre. LUU7 est une extraterrestre qui rêve d’une glorieuse mission interplanétaire. Pas de chance, son prof l’envoie sur terre pour y étudier, capturer et ramener la créature la plus risible que l’univers n’a jamais portée : le Terrien.
Réussira-t-elle à convaincre Vincent de monter à bord de sa fusée ? Arrivera-t-elle à épater son prof et à faire rire les élèves de la classe ΩMEGA6 ?

Loin dans la galaxie, derrière le soleil, une planète est occupée. On les nomme extra-terrestre, mais pour eux nous sommes une espèce idiote.

 

Au cœur d’une bulle gigantesque vit des créatures mystérieuses, rigolotes et aux dons extraordinaires. Ils ont des capacités biscornus. Un peut ouvrir des portails dimensionnels, utiliser des trous de verres, l’autre se téléporter. Quand on les regarde de plus prêt, on y verrait un corps à trois têtes avec de nombreux yeux, des bras longs et courts, des cheveux merveilleux et des oreilles bizarres. Ils sont tous différents des uns des autres et plus tu es bizarre plus tu es génial.
Dans cette bulle, les créatures apprennent tout sur les univers, font des expériences et des découvertes. Au cœur de cette multitude, il y a LUU7. Elle est très différente de ses ami.e.s et se sent mise à l’écart. Elle n’a pas de don exceptionnel. Elle s’en veut terriblement d’être différente et banale. Le grand examen approche. Elle se voit attribuer comme mission de faire un exposé sur les terriens, les Homo sapiens. Elle n’est pas très réjouie par cette nouvelle mission qui l’oblige en plus à rester ici. Lors d’un exposé, le professeur lui donne l’autorisation de se rendre sur Terre pour mener à bien sa mission. Heureuse de quitter la bulle, elle s’empresse de préparer son équipement et direction la Terre.

 

Vincent est un petit garçon qui va au collège. Depuis que son papa les a quitté pour les étoiles, il est très triste. Il est passionné par les étoiles, l’univers et les météorites. Il est persuadé que au-delà du soleil et de notre galaxie, la vie existe. Il adore regarder au travers de son télescope et s’imaginer de nombreuses aventures. Un de ces soirs, il observe une météorite tomber dans un champ voisin. Le lendemain il se promet d’y aller jeté un œil.

 

La nuit passe et le matin suivant c’est avec enthousiasme qu’il rejoint le champ. Il y découvre une jolie pierre rouge qui rayonne et une petite fille avec son chien. Rapidement s’installe une conversation légère et pleine de promesses. Vincent ne le sait pas encore mais il a fait une incroyable rencontre, mais à ses risques et périls.

 

Lia Capman signe un roman ravissant pour les enfants. J’ai adoré plonger dans ce monde où l’imagination est généreuse. Un peu de science-fiction, un peu de fantastique, idéal pour les plus petits afin d’appréhender justement l’imagination et toutes les possibilités qui en découlent. Un roman sur la différence, la tolérance et l’amitié. On parle d’étoiles, de galaxie, de trou noir, de soleil et de navette spatiale. Ouvrir l’esprit des plus jeunes et regarder au-delà des apparences, des jugements et découvrir la multitude de notre monde. Une écriture très simple et imagée qui permet aux plus jeunes lecteurs de partir à l’aventure. Bien sûr tout est question de maturité, un parent peut l’accompagner dans cette lecture en l’aidant à déchiffrer ou tout simplement en lisant l’histoire. Des chapitres très courts, il faut reprendre son souffle. Petit bémol, il n’y pas d’illustration et à cet âge c’est primordial, à mon sens. Mais rien n’empêche au petit lecteur d’illustrer le chapitre et de le raconter à son tour et pourquoi pas au final créer son propre univers et histoire. Une thématique riche qui peut être développer en dehors de la lecture. J’adore ce genre d’histoire où l’imagination sert une telle histoire. A faire découvrir à nos jeunes lecteurs 🙂

 

Une chronique de #Esméralda

 

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… le site des éditions Le Lys Bleu

… mon avis sur le dernier récit (pour les plus grands) de Lia Capman, clique sur la photo pour le découvrir.

LES ENFANTS D’ASTRA, tome 2 : Fiancés, un roman de science-fiction de Isaure de Villers.


Deux ans déjà que les enfants d’Astra patientent. Ils s’organisent, se concertent et leur plan se concrétise. Rodolphe, de plus en plus déchiré entre l’amour qu’il porte à Aileen et celui de se patrie, se retrouve dans une situation compliquée dont toutes les issues s’avèrent fatales. Sur Egrabe, Edward découvre le poids du pouvoir et subit les conséquences, tandis que Liam, son jumeau, soumet Mars à son joug et à sa dévorante soif de puissance. Les pions se mettent en place, mais chacun de leur choix, de leur silence, de leur secret, risque de les mener à leur perte.

Les enfants d’Astra continuent dans l’ombre de mettre en place leur plan 439. Pas à pas, les éléments se précisent et les pions se placent au sein de l’AMErica.
Rodolphe est partagé entre l’amour qu’il porte pour la jolie Aileen, majesté de l’AMErica, et ce fichu plan. Lui portant un amour sincère, Rodolphe espère de tout cœur qu’il n’aura pas à prendre des décisions trop rapidement. Rodolphe et Aileen se voient régulièrement, au palais, cachés. Aileen lui demande des conseils sur de nombreux sujets et s’épanche sur ses états d’âmes.
Il devient de plus en plus difficile à Aileen de se séparer de son ami. Les sentiments s’intensifient influençant la décision cruciale qu’elle doit prendre pour l’avoir à ses côtés. Il devient le garde du corps de sa belle et peut ainsi passer son temps avec elle. Une merveilleuse parenthèse qui va rapidement se déliter au vue des derniers rebondissements.

 

Edward a enfin déchu le gouverneur d’Egrabe. Mais ses premiers pas au sein de la gouvernance sont éprouvants. La colère et le chagrin le consument quand ce dernier voit l’amour de sa vie périr. Quelques derniers dissidents mettent la pagaille le forçant à quitter la capitale pour mettre fin au complot. Edward se découvre l’âme d’un dirigeant même si cela le met mal à l’aise. Il doit encore faire ses preuves mais il est fort possible qu’il décide de rester ici, surtout au vue des derniers événements survenus sur AMErica.

 

Liam, avec l’aide de mercenaires, a pu conquérir Mars. Une démonstration de force qui a fait ses preuves. Liam a la grandeur des folies et l’âme d’un dictateur. Il adore zigouiller quand les autres ne suivent pas ses idées et ses ordres. Sa jolie femme ne le calme point, il faut dire qu’elle est de la même trempe. Il n’aime pas les bons sentiments ou les démonstrations d’affection. Sa cruauté commence à faire des vagues. Une rébellion se préparerait-elle ?

 

Pendant ce temps sur AMErica, la princesse Sibylle est dans une très très mauvaise posture et le secret qu’elle partage avec son frère Rodolphe pourrait mettre à mal leur position au sein des enfants d’Astra.

 

Cyndie, princesse de Sagan, adoptée par l’ancien roi de l’AMerica, prend une lourde décision qui pourrait lui valoir de nombreux soucis d’ici quelques années.

 

Seront-ils prêts à surmonter les conséquences de leurs actes ?

 

Ce deuxième tome est considérablement tourné vers l’action qui se déroule deux ans après les premiers événements narrés tout au long du premier tome. Chaque chapitre est consacré à un personnage. Passer d’un point de vue à l’autre de m’a pas particulièrement dérangé. J’ai adoré retrouver les différentes ambiances propres à chaque planète, riches en détails. Les personnages ont quelque peu évolué et doivent faire face maintenant à leurs différentes responsabilités. Isaure de Villers a décidé de mettre en évidence leurs failles et leurs indécisions. C’est un roman riche en rebondissement et il est encore difficile d’appréhender la suite des nombreux événements qui le parcourent. Tout comme le premier tome, celui-ci pose quelques bases qui serviront par la suite.

 

Un tome résolument riche en rebondissements au cœur des différents univers. De la pure science-fiction qui plaira vraisemblablement aux fans du genre. Si ce n’est pas le cas, je peux toutefois vous conseiller cette saga qui je suis sûre vous convaincra sans aucun problème.

 

Une chronique de #Esméralda

 

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INHUMAIN, une bande dessinée de Mangin/Bajram et Rochebrune.


Dans un moment de folie, un petit vaisseau spatial en mission d’exploration s’écrase sur une planète océan inconnue. Heureusement des sortes de pieuvres géantes aident les cinq rescapés à remonter à la surface et à rejoindre la seule île à l’horizon. À leur grande surprise, ils sont accueillis sur le rivage par des humains aussi primitifs que bienveillants. Si ces hommes et femmes au sourire figé se révèlent être cannibales, le plus inquiétant reste leur totale docilité. Les naufragés sont-ils condamnés eux aussi à se soumettre à la volonté du mystérieux Grand Tout ?

Voici une nouvelle BD qui m’a complément captivée et charmée. De la pure science-fiction comme je l’adore dans un décor époustouflant pour une histoire hors du commun.

 

Alors qu’un vaisseau spatiale explore l’espace, l’équipage à bord découvre une planète océan qui les attire inexorablement.  L’atterrissage est fracassant, projetant les occupants du vaisseau spatiale dans un océan de prime abord inhospitalier. La panique les gagne rapidement, alors que la mort se profile, d’étranges formes de vie les ramènent vers la terre ferme où ils sont accueillis par des hommes et des femmes.
Chagriné la perte de l’un des leurs et ravi d’être encore en vie, l’équipage se laisse guider par leurs hôtes. Tribu primitive, ils parlent tout de même leur langue. Leurs journées sont rythmées par des rituels bien précis, qu’ils répètent jour après jour. Quoique effrayé par leur cannibalisme, il délaisse cette tribu pour explorer l’île volcanique qui recèle de nombreux mystères. Leurs pas les portent vers une autre tribu qui vit au cœur du volcan dans une oasis de verdure, une autre associée au vent et une dernière associée au feu. Un membre de l’équipage fait rapidement le rapprochement avec un éventuel naufrage d’un grand cargo spatial. Les tribus sont tributaires des unes et des autres mais vivement en totale autarcie sans rapprochement entre elles. Le Grand Tout, entité non déterminé, semble diriger tout cela grâce à une envoûtement qui ne laisse pas la place au libre arbitre. Cette île au milieu de cet océan recèle bien des mystères dangereux et leur survie ne se doit qu’à leur bon sens. Survivront-il au Grand Tout ?

 

Cette histoire est juste extraordinaire ! Je suis vite rentrée dans l’histoire où les bases sont rapidement posées. Le scénario tient impeccablement bien la route et m’a fait exploré un univers où les quatre tribus se développent autour des quatre éléments : l’eau, la terre, l’air et le feu. C’est totalement ingénieux et captivant !  Au delà de cet univers où les couleurs sont aussi vives que sombres, les personnages évoluent dans un huis clos qui rapidement devient anxiogène. La survie et le libre arbitre deviennent un enjeu crucial ! Une histoire portée par des illustrations d’une très grande qualité. Je sors de cette lecture abasourdie ! Que ça fait du bien de lire ce genre de BD ! Donc si vous êtes fan de SF et de BD, foncez, foncez sans aucune hésitation !

 

Une chronique de #Esméralda

LES CHRONIQUES DE L’UNIVERS, tome 1 : La thrombose du Cygne de Marazano et Römling.


Dans un futur lointain, la Terre est en paix dans une société démocratique universelle, et la science a rendu le voyage dans le temps et la connaissance des civilisations extraterrestres possibles. Mais les Terriens ont décidé de rester cachés des Aliens, préférant envoyer des émissaires secrets estimer leur niveau de menace éventuel. Un jour, un groupe d’étudiants de cette Académie disparait alors qu’il explore une galaxie jusque-là inconnue, précipitant ses membres à la recherche des « Chroniques de l’Univers », un ouvrage légendaire qui contiendrait l’ensemble de l’histoire des civilisations de l’univers…

Vous ne le croirez peut-être pas, mais la science-fiction est l’un de mes genre de prédilection. J’adore me perdre dans dans des mondes imaginés au delà de toutes notions scientifiques actuelles. Le résumé alléchant a fini de me convaincre à découvrir cette nouvelle bande dessinée.
Une bande de jeunes étudiants accompagnés d’un professeur hors norme et atypique dérive au delà des galaxies. Tout en se rapprochant de l’étoile du Cygne, un phénomène étrange et unique se produit, une thrombose, envoyant le vaisseau spatiale sur une planète à l’intérieur de l’étoile. Curieux et quelque peu déstabilisés par ce rebondissement, ils décident de visiter ce qui ressemble à un temple. Leur découverte est des plus étranges et leurs vies en danger.

 

Ce premier tome pose des bases spectaculaires pour une histoire qui à première vue va dégommer. Une bande de jeunes fougueux et ivre d’apprendre. Leurs caractères s’entrechoquent souvent. Un professeur énigmatique et un passager curieux. Une aventure aux nombreux rebondissements. Et une découverte qui annonce bon nombre de déconvenues. Les illustrations sont parfaites pour l’ambiance créée. Dans les tons sombres et énergiques qui évoluent au fil des cases. Un scénario hypnotisant à tel point que j’en regrette les 56 pages. J’en attends beaucoup de la suite qui je l’espère sera dans le même état d’esprit et pourquoi pas davantage explosive. Un univers incroyable qui n’a pas encore dévoilé son potentiel. Affaire à suivre donc ! Si vous aimez cette atmosphère, cette BD est faite pour vous.

 

Une chronique de #Esméralda

LE DERNIER ATLAS Tome 2 de Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle et Blanchard.


TOME 2/3
Dans l’intrigue de cette uchronie, l’Algérie n’a eu son indépendance qu’à la suite de la catastrophe de Batna, en 1976, qui aurait fait 6.000 morts et conduit au démantèlement du nucléaire mobile, les Atlas, des robots géants. Au cœur du parc de Tassili en Algérie où l’Umo a surgi, la menace se précise dans le deuxième tome de cette trilogique.
Tandis que Françoise Halfort, l’ancienne reporter de guerre vient d’accoucher à 53 ans d’une fille qui porte une marque sur le front, le George Sand, le dernier Atlas, a finalement décollé de l’Inde où il gisait depuis des décennies. Autour d’Ismaël Tayeb, le bandit investi d’une nouvelle mission, l’équipage se met en route pour affronter le titan surnaturel à bord du robot volant. Entre l’indienne charismatique et sa discrète assistante, diplômée en génie civil et en géopolitique, l’ancien mécano et l’ingénieur nucléaire, le truand russe et le cul-de-jatte aventurier, la fresque anime sa galerie de héros atypiques.

 
Y a pas à dire, je craque carrément pour cette trilogie. Le tome 2 confirme mon coup de cœur pour le premier tome. LE DERNIER ATLAS est totalement stupéfiant !
Toujours axé sur l’action, le scénario m’a entraînée au cœur d’une histoire qui se tourne davantage vers la science fiction. Tous les personnages du premier tome sont mis à contribution et chacun tour à tour, dans un espace-temps défini, est au cœur de leur propre histoire qui tend, je suppose, à être réuni dans le troisième et dernier tome. Entre Nantes, le dernier Atlas et l’Algérie, j’ai navigué avec une aisance quasi mystique au rythme des différents points de vue. Même si les éléments du scénario se précisent, je reste encore dans le flou en referment  mon e-book. Un suspense haletant et accaparant. Un scénario trépidant et des illustrations à la hauteur jouant parfaitement la carte entre la brutalité et la douceur dans les lignes tout en courbe. L’aspect historique est moindre par rapport au premier tome mais demeure en filigrane tout au long de la lecture.

Je ne vous cache pas que je suis raide dingue de cette trilogie ! Un caïd en passe de devenir un héros. Son patron rêve de devenir le roi du monde ! Un indienne qui apprivoise un robot hors norme. Un russe pas commode. Des anciens, vieux de la vieille, qui déboulent. Les petites mains du caïd empêtrées dans deux missions sauvetage. Une ancienne journaliste qui fuit pour préserver son bébé qui porte une marque mystérieuse et évocatrice d’ennui. Une course poursuite effrénée où tout en chacun va devoir tout faire pour se préserver. 

LE DERNIER ATLAS est sans équivoque LA bande dessinée à découvrir. Un univers intransigeant. Des personnages tout aussi attachants que détestables. Une histoire addictive ! 

Une chronique de #Esméralda

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OOM d’Alexiane Thill

Science-fiction – Ebook sorti le 15 avril 2020

Auto-édition

Service presse

Ma note : 4/5

 

Avant de commencer, je tiens à remercier chaleureusement Alexiane Thill pour sa confiance et pour m’avoir confié, en avant-première, son nouveau roman.

Résumé : Vingt équipes, vingt pays, cent- quarante hommes et femmes… un seul trophée.
En 2056, les Worlds, championnat d’e-sport, basé sur un célèbre jeu vidéo en réalité virtuelle, ont remplacé les Jeux Olympiques.
Kira n’est pas censée y participer.
Kira n’y a pas sa place.
La jeune femme fait pourtant partie de La Ligue française, et vise à tout prix la savoureuse récompense. Tout ce qu’elle doit faire, c’est venir à bout des nombreux défis qui l’attendent durant quatre mois, dans l’univers post-apocalyptique de Terra Legends.
Mais lorsqu’il est question de protéger un lourd secret confié par Virtual Games de la curiosité et du magnétisme du capitaine de son équipe, Tristan, tous les coups sont permis.
Quitte à affronter ses propres coéquipiers…

 

L’avis de #Lilie : Lorsque j’ai entendu parler de ce nouveau roman d’Alexiane Thill, j’ai été étonnée par le résumé. Les jeux-vidéos ne sont pas une passion pour moi mais j’ai la chance, ou la malchance, d’avoir de nombreux amis « gamers » donc ma curiosité ayant été titillée, je me suis laissée tenter…. et ne regrette absolument pas cette « expérience ».

Nous voilà en 2056, aux championnats du monde d’un célèbre jeu vidéo qui permet à ses joueurs d’évoluer en réalité virtuelle totale. L’équipe de France découvre Kira, une jeune assistante, qui a pris la place d’Arthur, membre historique de l’équipe. Rien ne lui sera épargnée, entre suspicion et humiliation. Pourquoi est-elle là ? Quel est le secret que Virtual Games lui demande de cacher ? Arrivera-t-elle à trouver sa place ?

Kira est une jeune femme timide et solitaire. On comprend, au fil des pages, qu’elle n’a pas eu une vie facile et qu’elle a trouvé dans Terra Legends un échappatoire. Habituée à jouer seule et refroidie par l’accueil qui lui a été réservé, elle va devoir prendre sur elle pour apprendre à jouer avec les autres mais aussi déployer tout son savoir-faire pour rassurer ses coéquipiers et se faire accepter par eux. On la voit évoluer, lutter, tout au long du récit, et c’est un personnage que j’ai pris plaisir à suivre même si j’aurais aimé, par moment, qu’elle se fasse plus confiance. Je suis maintenant obligée de vous parler de Tristan, le capitaine. Charismatique, il coordonne les actions de tous les membres et c’est lui qui va, le premier, essayer de percer la carapace de Kira. Lui non plus n’a pas eu un parcours linéaire ni facile mais c’est un personnage attachant, profondément humain et avec de belles valeurs. Parmi les autres joueurs, mention spéciale à Amélie, l’alchimiste, que j’ai eu beaucoup de mal à apprécier et à cerner, mais qui montre plusieurs visages au fil de l’histoire, ce qui la rend très intéressante. Enfin, j’ai adoré Antoine, un des premiers qui va faire confiance à Kira et qui, avec ses discours interminables et loufoques, met un peu de légèreté dans certaines situations tendues.

Comme je le disais au départ, je ne suis pas une spécialiste des jeux vidéos mais j’ai quelques connaissances. Ainsi, j’ai pu rapidement m’immerger dans l’univers de ce roman qui se passe en grande partie dans le jeu « Terra Legends ». Si vous n’êtes pas un adepte ou pas connaisseur, ne vous inquiétez pas. L’histoire est ponctuée de nombreuses notes expliquant les termes un peu techniques et les scènes dans le jeu sont très bien décrites, à tel point que je m’y suis vraiment vue ! J’ai beaucoup apprécié qu’il y ait, aussi, une bonne part de l’intrigue qui se passe hors du jeu, entre les personnages, dans la vie réelle. Ainsi, on s’attache plus facilement aux personnalités qui se dévoilent. Je ne connaissais pas du tout la plume de l’autrice et je dois dire que je n’ai pas du tout été déçue ! On sent qu’elle maîtrise son sujet et la passion qui l’anime. Sa plume est dynamique, vive et émotionnellement prenante. En effet, passé un certains cap, je n’ai plus réussi à poser ma liseuse, tellement prise dans l’histoire mais aussi curieuse de ce qui allait arriver à nos héros. J’ai tremblé à leurs côtés et j’ai eu un uppercut émotionnel un peu avant le dénouement final, qui est incroyablement prenant. 

Pour conclure, si vous recherchez un roman original, entre science-fiction et « romance geek », laissez-vous tenter par « OOM » ! Alexiane Thill réussit, avec ce roman, son nouveau pari, en écrivant une histoire se passant dans l’univers des jeux vidéos mais surtout, en nous tenant en haleine jusqu’au dernier moment ! 

 

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