LE ROI LOUVE, Tome 1 : La rébellion de Petigré, une bande dessinée de Adrian, de Alibert et de Lapière.

FANTASY

Éditions Dupuis

Alibert et Lapière (scénaristes) – Adrian (illustrateur)

Dans un monde où les Humaines, devenues ovipares, donnent aux Loups, à chaque lune, deux de leurs oeufs afin de garantir la paix, l’équilibre semble prêt à se rompre… Car Petigré, qui comme tous les loups change de sexe à chaque pleine lune, avant d’opter pour l’un d’eux, veut rester une fille. Problème : son père, le roi, veut un garçon pour lui succéder !
Petigré décide donc de s’enfuir avec Rum, son amoureux humain, bientôt rejointe par d’autres étranges créatures : un Sanzame, sorte de zombie, et un Tometeu, lutin aux étonnants pouvoirs. L’aventure, la vraie, leur ouvre les bras… tout comme de gros ennuis. Car pendant ce temps, les soldats Loups les pourchassent, tout comme les sbires de Kourgane, qui souhaitent tuer Petigré pour mettre la main sur le trône… Mais Petigré et sa troupe, eux, sont pour l’instant trop absorbés par une surprenante chasse au trésor pour s’en inquiéter !

Ma note : 4/5
Nouveauté 2022
56 pages
Disponible au format numérique et broché


MON AVIS

Les scénaristes nous plongent dans un univers complexe. Les femmes humaines pondent des œufs, les hors la loi sont plongés dans une sorte de marais où le brouillard transforme les bannis en zombies errant éternellement, les loups changent selon un cycle lunaire de genre et seul un œuf humain leur permet, à leur majorité, de figer cette transformation.

Alors lorsque Petigré s’enfuit avec son amoureux humain, c’est la révolution au sein du peuple des Loups et les manigances sont nombreuses à surgir de l’ombre. Le peuple des Humains a tout intérêt de jouer finement la partie. 

J’ai beaucoup apprécié l’univers. Ce premier tome ne permet pas de comprendre l’essentiel de l’intrigue mais pose directement les bases d’une histoire où l’aventure est au cœur. Petigré est le personnage central. Sa force réside dans son caractère rebelle et son intelligence à déjouer certains pièges. Son amoureux n’a rien d’un guerrier aguerri même si il prouve sa loyauté et son amour de maintes manières. Le Sanzame, zombie, ne fait que de la figuration mais il semblerait qu’il pourrait y avoir des surprises de côté là. Deux mondes se côtoient, celui des Loups archaïques alors que celui des Humains est axé sur la technologie. Les tensions entre eux sont nombreuses et la fuite est l’élément déclencheur d’une très belle pagaille à venir.

Cette bande dessinée est un pur moment de lecture. J’ai été fascinée par l’univers et les illustrations apportent cette touche de mystère qui règne tout du long. Les personnages sont finement travaillés. Le scénario ne lâche que quelques brides d’informations.

En bref :
– Un héroic fantasy plein de promesses
– Un univers riche
– Des enjeux cruciaux
– Un peu d’amour et d’amitiés
– Des complots
– Résultat : un scénario intriguant
 
Est ce que cette bande dessinée pourrait te plaire ?

PMA. A la recherche d’une petite âme de Céline Gandner et de Pauline P.

DOCUMENTAIRE

Éditions Delcourt – Collection Encrages

Céline Gandner (scénariste) Pauline P (illustrateur et coloriste)

Ce récit autobiographique décrit le parcours complexe d’une quarantenaire hétérosexuelle qui se lance, en mode maman solo, dans un projet de PMA avec don de sperme. 
Un témoignage personnel et intimiste, plein d’autodérision, et très documenté sur le plan médical qui croise inévitablement notre contexte social et politique puisque le sujet est plus que jamais d’actualité.

 

Ma note : 3/5
Nouveauté 2022
192 pages
Disponible au format numérique et broché

 


MON AVIS

Si j’ai choisi cette lecture c’était avant tout, par ce que le sujet de la PMA je le connais parfaitement, puisque (comme j’aime le dire) je suis restée 8 ans dans les couloirs de l’hôpital. Ce qui m’intéressait était de découvrir le chemin psychologique que peut ressentir une femme dans l’attente d’un don d’ovocytes, mais ce n’est pas le cas de l’auteure puisqu’à son âge de ce côté là tout roule. Si c’est cet aspect qui m’intéressait, c’est que nous envisageons un parcours de ce type en Espagne.

 

Ce roman graphique s’adresse surtout pour les femmes solos qui ont un désir de maternité quelque soit leur âge. Même si en France s’est enfin légalisée, la PMA reste assez stricte et le don d’ovocytes et bien plus encadrée et difficile d’accès que le don de spermes. Bien avant la légalisation, la Belgique et l’Espagne sont des eldorados. Céline Gandner se tourne vers la Belgique. Elle décrit tout au long de ce roman graphique son parcours, son obsession, ses espoirs et ses désillusions avec un certain humour tranchant qui permet, sommes toute, de relativiser. Des pages plus scientifiques sont axées sur les termes que l’on rencontre et tentent de vulgariser tout cela. Ce parcours a un certain coût qu’il ne vaut pas prendre à la légère.

 

Avoir un enfant via la PMA est tout un parcours du combattant. Une aventure avec un grand A où les injections, les multiples rendez-vous réussis sont une épreuve que l’on savoure. J’ai beaucoup apprécié la mise en garde concernant l’aspect psychologique où avoir à tout prix a de graves conséquences.

 

Ce roman graphique est assez complet en soi et aborde tous les points que l’on peut retrouver tout au long de ce parcours. Je vous le recommande si vous êtes une femme solo qui a vécu cette épreuve ou que vous avez ce projet. Cette bande dessinée n’a pas répondu à mes attentes car elles étaient trop éloignées des préoccupations de Céline Gandner.

 

En bref :
– Ce roman s’adresse aux femmes solos qui désirent un enfant
– Une vulgarisation scientifique des termes médicaux
– Des illustrations simples et efficaces
– Une approche globale et personnelle du parcours de la PMA
 
Même si ce roman graphique ne s’adressait pas particulièrement à moi, je me suis beaucoup reconnue dans les doutes et les différentes expériences.

 

Est ce que c’est un sujet qui t’intéresse ?

L’ENFER POUR AUBE, Tome 1 : Paris Apache de Philippe Pelaez et Tiburce Oger

BD de genre

Éditions Soleil – Collection Aventure

Tome 1/2

P. Pelaez (scénariste) T. Oger (Illustrateur et coloriste)

L’Enfer pour Aube, au titre tiré d’un poème de Victor Hugo, se déroule dans un Paris en pleine transformation, sur fond de Commune, d’idéal révolutionnaire, et de désenchantement face au modernisme.
 
 
Dans le Paris du début du vingtième siècle, des notables sont éliminés les uns après les autres par un étrange Inconnu au visage recouvert d’une écharpe rouge. Celui-ci, qui n’oublie jamais de laisser un Louis d’Or près de chacune de ses victimes, oeuvre de concert avec les redoutables Apaches pour semer la terreur dans la capitale. Dans quel but ?

 

Ma note 4/5
Nouveauté 2022
68 pages
Disponible au format numérique et et broché

 

 


MON AVIS

Paris, début du XXe siècle, est la capitale de tous les possibles. Les innovations s’enchaînent et les différences entre classes sociales sont de plus en plus évidentes. Paris recèle en elle, la bourgeoisie et le petit peuple qui survit difficilement et est essentiellement une communauté venue de Bretagne. La crise économique pousse les peuples à se déplacer et souvent les villes ne sont qu’un leurre.

 

Depuis quelque temps une rumeur circule, une ombre vengeresse drapée de rouge. Ses attaques sont de plus en plus nombreuses et Les Apaches reconnaissables à leurs foulards rouges (tient ça me rappelle les bonnets rouges) surgissent de toute part. Un inspecteur douteux tente de démasquer le truand qui sème une sacrée pagaille.

 

Au cœur d’un univers baroque dichrome de noir et de blanc teinté d’ici et là par des touches de rouges et/ou d’orange, l’histoire est sans équivoque tournée vers une période sombre de Paris où la rébellion faisait frémir les hautes sphères. J’ai beaucoup aimé l’esprit de cette bande dessinée et tout l’aspect historique conféré. J’ai été moins fan des illustrations. Très peu de couleur, un graphisme pour lequel je n’ai pas du tout été sensible. Des traits rapides, anarchiques mais qui pour le coup sont à l’image du tumulte de la population. La révélation finale est un sacré coup de massue. 

 

En bref :
– Un contexte historique totalement passionnant
– Un scénario alambiqué et haletant
– Je n’ai pas été très sensible aux illustrations
– Des thèmes comme l’industrialisation et la pauvreté abordés dans un Paris de 1900 asphyxié
 
Une très jolie découverte et j’ai hâte de pouvoir lire le second tome.
Est ce que ce genre de bande dessinée pourrait te plaire ?

ORCS ET GOBELINS, tome 1 : Turuk, une bande dessinée de Istin et Saito.

FANTASTIQUE

Éditions Soleil

Jean-Luc Istin (scénario) et Diogo Saito (dessin-couleur)

Arran accueille une nouvelle saga Fantasy après Elfes et Nains. Découvrez Orcs et Gobelins ! L’orc Turuk se réveille, sonné, blessé et amnésique. Il arpente les rues d’une cité abandonnée. A l’exception d’un mystérieux archer cherchant à l’épingler et de créatures craignant la lumière qui veulent le dévorer. Qui sont-elles ? Pourquoi cherche-t-on à le tuer ? Qu’est-il arrivé dans cette ville ? Et que fait-il ici ? Pourtant, Il ne faudrait pas s’éterniser, la nuit arrive et la mort avec…
Ma note : 5/5
2017
56 pages
Disponible au format numérique et cartonné


MON AVIS

Je suis très heureuse d’avoir pu découvrir grâce à Babelio et les éditions Soleil cet univers incroyable (mille mercis). Connaissez-vous cette saga les Terres d’Arran ? Je ne vous dis pas le nombre de tomes qu’il y a, mais c’est juste impressionnant. L’univers est divisé en quatre mondes « Mages », « Nains », « Elfes » et la petite dernière « Orcs et Gobelins ». L’univers est commun à toutes les séries et je pense que les personnages se croisent ici et là. Plusieurs scénaristes et illustrateurs sont à pieds d’œuvre pour nous régaler.

 

L’univers des Terres d’Arran est juste fantastique. Si vous aimez tout ce qui se rapporte à la magie et aux créatures fantastiques alors vous allez vous régaler. 

 

Lorsque je reçois un livre, je feuillette toujours pour jeter un œil à la mise en page. Un petit rituel pour m’imprégner de ma prochaine lecture. Avec cette bande dessinée la surprise a été de taille. La couverture est juste géniale, les premières pages où carte et titres de collection figurent donnent déjà l’eau à la bouche et les dernières pages sont consacrés à un dossier concernant l’univers et les personnages à venir.

 

L’univers des Terres d’Arran est sombre et violent. Des tripes, du sang, des zombies et monstres en tout genre jalonnent le scénario. Un univers particulier mais que j’adore retrouver dans les bandes dessinées. Les illustrations sont d’une qualité particulière retrouvant ici et là des traits de douceurs au cœur de ce monde intransigeant. Le récit est étoffé avec de nombreuses cases sur les planches et beaucoup de bulles. Et je trouve cela agréable de pouvoir avoir une vision détaillée de l’action par la parole en premier temps et puis par les illustrations.

 

Turuk est un leader charismatique. On adore son magnétisme, son humour à deux balles et son égoïsme. Un truand à la belle gueule et qui ne se ménage pas dans les moment d’actions. 

 

Les rebondissements sont nombreux jusqu’au final machiavélique et sournois.

 

Je vous avoue, je suis littéralement tombée amoureuse de cet univers et mon fils de 12 ans a aussi craqué. Il se dégage quelque chose de particuliers qui vous accapare dès le départ pour ne plus vous lâcher. C’est de la magie, de la sorcellerie ou je ne sais quoi d’autre, mais cela fonctionne à merveille. 

 

 

En bref :
* Un univers sombre, violent et sanglant
* Un personnage charismatique totalement attachant
* Un scénario cocasse et complet avec de nombreux rebondissements
* Des illustrations de qualité
* Un immense coup de cœur
 
J’avais oublié que les bandes dessinées de ce genre pouvaient être juste géniales. Mes souvenirs remontent à plus de 20 ans avec la BD « Lanfeust de Troy » que je dévorais au lycée. Une très belle rencontre que je ne suis pas prête d’oublier.

FILLES UNIQUES, tome 2 : Céleste – une bande dessinée de Beka et Camille Méhu.

ROMAN GRAPHIQUE

Éditions Dargaud


Céleste se sent comme une tache qu’on souhaite effacer. Nulle, insignifiante, indigne de toute amitié. Chaque jour, elle se replie un peu plus sur elle-même et tente de se faire oublier. D’ailleurs, elle en est intimement persuadée, si elle ne faisait plus partie du Club des mal-barrées, les autres filles ne remarqueraient même pas son absence.
C’est qu’elle a l’habitude de se fondre dans le décor pour éviter qu’on la rejette, qu’on la fuie et, par-dessus tout, qu’on se moque d’elle.
 
Depuis quelques temps, Céleste reçoit des sms qui la dévorent. Des centaines de sms insidieux venant de trois numéros différents. Céleste est harcelée. Elle ne voit plus d’autre solution que de se résoudre à en parler à ses amies. Contrairement à ce qu’elle pensait, la réaction est immédiate dans le Club des mal-barrées. Quel que soit le moyen, Apolline, Chélonia, Sierra et Paloma sont bien décidées à démasquer les harceleurs. Mais le mal qui ronge Céleste est bien plus important qu’il n’y parait et les membres du Club ne sont pas au bout de leurs surprises.

Ma note 5/5
Nouveauté 2022
55 pages
Disponible au format numérique et cartonné


MON AVIS

Le club des mal-barrées est de retour pour une nouvelle aventure tout aussi douloureuse que la première. Ces cinq cachent derrière leurs apparences décontractées une colère bouillonnante. Derrière ses longs cheveux blonds, ses lunettes et cette tenue passe-partout, Céleste souffre, en silence. Seules ses nouvelles amies la tirent vers la lumière et pourtant elle se sent inutile.

 

Beka explore une nouvelle fois les affres de l’adolescence. Une héroïne mutique prise dans les mailles de l’harcèlement moral, physique et psychique. Prise dans cette spirale sans fin et angoissante, Céleste disparaît avec ce secret qu’elle n’a jamais avoué. L’aide est difficile à demander et pourtant le filles vont tout faire pour la sortir de ce gouffre béant de solitude, de tristesse et d’angoisse. Par ailleurs l’histoire continue d’explorer l’environnement proche de Paloma (tome 1) tout en découvrant de nouvelles informations et de donner quelques indices sur les autres filles. Le club des mal-barrées est plus fort que jamais grâce à une amitié solide et prêt à affronter les démons de chacune.

 

Les illustrations sont toujours aussi réalistes et chargées d’émotions. Si le premier tome est aux couleurs du feu celui-ci s’oriente davantage vers les ténèbres, le noir, le sombre.

 

En bref :
* un second tome chargé d’émotions
* une héroïne prise dans l’étau de la folie humaine
* un club de filles soudées
* une histoire d’un étonnant réalisme
* les illustrations de Camille Méhu sont saisissantes
 
Une saga à découvrir sans tarder !

LES LARMES DU DRAGON, une bande dessinée de Carbone, Barrau et Forns.

FANTASTIQUE

LA SENTINELLE DU PETIT PEUPLE – TOME 2

Éditions Dupuis


Élina, qui se prépare à fabriquer un nouveau pot de pommade de fée, découvre avec effroi qu’il lui manque un ingrédient crucial : des larmes de dragon… Et sans cette pommade, impossible pour elle de continuer à voir ses amis du Petit Peuple, dont elle est devenue la gardienne ! Après une discussion avec sa prédécesseure, sa grand-mère Adélaïde, une seule solution se dessine : partir à la chasse au dragon, dans la célèbre forêt bretonne de Brocéliande…
Inscrite dans une colonie de vacances explorant ce haut-lieu de la magie, du fantastique et des contes celtiques, Élina, accompagnée du lutin Llyam et de la fée Nelvyna, va se faire de nouveaux amis et apprendre de fascinantes légendes grâce aux monos de la colo ! Mais sans jamais perdre de vue sa mission : trouver ce terrible dragon dont elle a tant besoin…
Après un premier tome posant les jalons de leur univers, Carbone, Barrau et Forns livrent un nouveau récit complet où la grande aventure tutoie une fois de plus la présentation ludique de fascinants contes et légendes, dont Barrau est une spécialiste reconnue.

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2022
56 pages
Disponible au format numérique et cartonné

 

 


MON AVIS

Je suis contente de retrouver Élina dans une nouvelle aventure aux côtés de ses nouveaux compagnons de routes tout aussi trépidant que tordant.

 

Élina a l’intention de refaire la pommade de fée (la bonne cette fois-ci). Aidé de son petit lutin favori, elle se rend compte qui manque un ingrédient essentiel, les larmes de dragon. Affolée, elle part rejoindre sa grand-mère dans ce mouroir où elle n’a véritablement pas sa place et écoute avec attention ses recommandations. Des dragons ça ne court pas les rues de la ville et le dernier qui a été aperçu est au cœur de la forêt de Brocéliande. Un heureux hasard, une colonie doit s’y rendre et c’est après un long argumentaire que sa mère finit par accepter.

 

Ainsi débute une nouvelle aventure où légendes et contes prennent vie. Une mission périlleuse car un vilain sorcier va tout faire pour qu’Élina échoue. Heureusement elle peut compter sur ses petits acolytes et une jolie fée pour aboutir.

 

Un nouveau décor, un peu plus sombre mais toujours aussi somptueux que merveilleux. Élina prend son rôle de sentinelle à cœur et fait tout au mieux. L’histoire est très bien ficelée et les illustrations sont toujours au top. Un brin de malice, d’humour et de magie, des personnages croquants et attachants. J’adore ce mixte entre réalité et imaginaire qui puisse sa source dans les contes et les légendes. Une jolie suite à l’accent chevaleresque ! A découvrir sans tarder !

 

En bref :
* Une suite où l’aventure est mis en évidence
* Une atmosphère épique
* On retrouve l’esprit de la forêt de Brocéliande avec Merlin, son dragon et la fée Viviane
* Des illustrations sublimes
* Une héroïne qui prend du poil de la bête

LORE OLYMPUS, une bande dessinée de Rachel Smythe.

WEBTOON

Volume 1

Éditions HUGO BD


Une réécriture contemporaine de l’une des histoires les plus connues de la mythologie grecque : l’histoire d’amour surprenante entre Perséphone et Hadès !
Perséphone, jeune déesse du printemps, est nouvelle au Mont Olympe. Sa mère, Déméter, l’a élevée exprès dans le royaume des mortels, pour la protéger des tentations.
Mais après que Perséphone lui a promis de s’entraîner comme vierge sacrée, elle est autorisée à aller à l’université et à vivre dans le monde glamour et trépidant des dieux. Lorsque sa colocataire, Artémis, l’emmène à une fête, sa vie entière change : elle y rencontre Hadès et l’étincelle est immédiate avec le souverain charmant mais incompris des Enfers. Tout s’accélère alors, Perséphone doit maintenant naviguer entre les jeux stratégiques et les relations déroutantes qui régissent l’Olympe, tout en trouvant sa place et en affirmant son pouvoir.
L’interprétation ingénieuse de ce conte intemporel est destinée à devenir un classique moderne !
Le chapitre bonus inédit jamais lu en ligne fera de cette édition un livre collector à se procurer absolument !

 

Ma note 5/5
Nouveauté 2022
384 pages
Disponible en broché

 

 


MON AVIS

Voici une lecture totalement conditionnée pas la blogosphère (et Instagram). Je découvre à la fois l’univers du Webtoon. Une application (plus ou moins) gratuite de lecture en ligne de bandes dessinées. Et le mythe d’Hadès et de Perséphone qui semble revenu à la mode Outre-Atlantique et qui débarque depuis quelques mois en France sous différentes versions modernisées. En lisant sur Wikipédia qui m’a rafraîchi un peu la mémoire et recontextualisé la légende, il est vraiment audacieux de s’y attaquer.

 

Je ne vais pas détailler l’histoire mais plutôt accorder un instant sur les personnages. Hadès est représenté comme un homme sombre et magnétique. Souvent empêtré avec ses émotions et ses désirs, il se retrouve dans des situations compliquées. Bon joueur et mauvais perdant, il aime obtenir ce qu’il désire même par inadvertance. Perséphone est une jolie bimbo, naïve et impressionnée. De la solitude, elle passe à l’exubérance du royaume des Dieux et est décontenancée par cette vie démesurée. Son innocence est à croquer et son charme naturel rend fou les hommes.

 

Cette bande dessinée est sans aucun doute une incroyable découverte. La mise en page atypique redéfinit les cases qui deviennent un objet unique dans une histoire qui a fait chaviré mon cœur. Les illustrations (aquarelle ?) sont divines laissant transparaître les émotions avec une facilité déconcertante. Les couleurs fuchsia et toutes ses nuances côtoient le noir dans une harmonie parfaite. Les dialogues sont minimalistes mais vont à l’essentiel même avec les sous-entendus. Quelques « tics verbaux » apparaissent ici et là mais semble une norme du Webtoon, donc je ne m’en offusque pas !

 

En bref :
* Une bande dessinée originale par sa structure
* Une histoire modernisée et portée par des personnages totalement attachant et accessible
* Des illustrations sublimes
* Des émotions bien présentes
* Une découverte originale et sensationnelle
 
Me voici donc sous le charme du pinceau et de la plume de Rachel Smythe, encore quelques mois de patience pour la suite et je serais au rendez-vous !

 

Lisez-vous sur sur ce style de plateforme ?

LES ANTRES, Tome 1 : L’homme sans poids, une bande dessinée de Eric Puybaret.

FANTASTIQUE

Tome 1

Éditions Delcourt – Collection Terres de Légendes


Lorsque notre héros meurt dans le naufrage de son voilier, le passeur qui vient à sa rencontre ne parvient pas à graver sur sa paume sa ligne post-mortem qui décidera de sa destination finale après sa mort. Privé de poids et balayé par les vents, celui-ci s’envole alors pour les Antres. Le malheureux est désormais une âme errante dans un monde à la logique et aux habitants bien particuliers.
Ma note 4/5
Nouveauté 2022
56 pages
Disponible dès le 16 février au format numérique et broché

 


MON AVIS

Ce premier est d’une originalité tout à fait désarmante. Héros, malgré lui, l’homme sans poids s’en part voguer dans les antres. Sorte d’antichambre, dirigée par les Trois Sœurs, passage entre les enfers et le paradis.

 

L’Antre est peuplée d’étrange créatures et de personnages plutôt célèbres (Napoléon, Johnny Halliday …). Après cette énorme bévue du passeur, l’homme sans poids volant au grès des différents vents vit une étrange aventure au goût de prophétie et pour les jolis yeux d’une des Trois Sœurs.

 

Eric Puybaret signe un premier tome touchant et exubérant. Des monstres à croquer, des personnages à l’humour tordant et ce jeune homme pris au dépourvu. Le décor est très sympathique et les illustrations allient douceur et force.

 

En bref :
* Un scénario original
* Un personnage touchant
* Une prophétie mystérieuse
* Une atmosphère à la fois glaçante et où l’humour à sa place
 
Je sors de cette lecture vraiment charmée.

TÉNÉBREUSE, une bande dessinée de Hubert et de Mallié.

FANTASTIQUE

Éditions Dupuis – Collection Aire Libre

Tome 1/2

Hubert (auteur) Mallié (dessins)

Il était une fois un chevalier déchu et une jolie princesse à délivrer… Méprisé par ses anciens compagnons d’armes pour un crime qui entache à jamais sa réputation, Arzhur erre de tavernes en champs de bataille à la recherche du prochain contrat qui remplira sa bourse.
Une nuit, trois mystérieuses vieilles femmes lui proposent le pacte dont rêvent tous les mercenaires : retrouver honneur et fortune en délivrant une fille de roi, retenue captive dans les ruines d’un château abandonné. Malgré la méfiance de son écuyer, Arzhur accepte le marché et livre un combat sans pitié aux monstres qui gardent la princesse. Mais Islen n’est pas la frêle jeune fille en détresse qu’il imaginait sauver… D’où viennent ses obscurs pouvoirs, que tout le royaume semble redouter ? Quels liens l’unissent aux trois vieilles qui ont payé Arzhur pour la libérer ? Victimes d’un complot dont ils n’ont pas toutes les clés, les jeunes gens s’allient pour reprendre leur destinée en main.

 

 

Ma note : 5/5
Nouveauté 2021
80 pages
Disponible au format numérique et broché

 

 


MON AVIS

J’ai, de suite, été attirée par la sublime créature. Cette jeune femme qui semble aussi douce que belle, entourée d’une aura de volupté ; et ce monstre protecteur, créature tout droit sorti des enfers.

 

Il ne m’a guère fallu davantage pour ouvrir cette bande dessinée.

 

Coup de cœur pour ce formidable conte désenchanté où l’euphorie d’un avenir meilleur va côtoyer la méchanceté et la violence.

 

Arzhur est devenu un chevalier banni par les siens suites à une mauvaise décision. Noyant son déshonneur dans les tavernes, il va de ville en ville, accompagné de son écuyer, à la recherche du contrat qui sauvera ses fesses et sa bourse. C’est ainsi que vient à lui trois vieilles dames à l’ossature décharnée mais à l’œil vif. Elles l’engagent pour sauver une jeune femme recluse dans un château à l’abandon. Si l’écuyer est méfiant, Arzhur voit d’un bon œil cette mission et son enthousiasme est grandiloquent.

 

Voulant mener à bien sa mission et remettre la jeune fille à son père, Arzhur va être confronté à la magie et à des secrets bien obscurs.

 

Voici un conte tout à fait admirable et revisitant le chevalier servant sauvant la jolie princesse. Non sans être une nouvelle version façon « Sherk », TÉNÉBREUSE est sans aucun doute captivant et atypique. Une histoire où la femme n’est pas cet objet précieux mais au contraire devient le symbole de la puissance et du courage. Les illustrations sont sublimes jouant sur des tons pastels et plus sombres.

 

Une lecture dont je sors le cœur conquis. Immense coup de cœur !

 

CIRCÉ LA MAGICIENNE, une bande dessinée de Marazano et de Delmas.

FANTASTIQUE

Éditions Dargaud

Richard Marazano (scénario) et Gabriel Delmas (dessin)

Dans le chant X de l' »Odyssée » d’Homère et dans toutes les formes ultérieures de ce mythe, la magicienne Circé est présentée comme une femme fatale qui utilise le plaisir pour corrompre les sens des hommes.
Dans un style graphique réaliste, le récit proposé ici, bien qu’assez fidèle dans sa chronologie, propose une vision résolument différente de la version d’Homère :
raconté du point de vue de Circé, il se place du côté des femmes soumises à la violence de la domination masculine et contraintes de se défendre.

 

Ma note : 3/5
Nouveauté 2021
64 pages
Disponible en numérique et broché

 


MON AVIS

C’est la curiosité qui m’a poussé à ouvrir cette bande dessinée. Ne connaissant pas vraiment le mythe de Circé, c’est sans apriori que je me suis lancée dans cette lecture.

 

Je suis d’abord surprise par la couleur noire qui est très présente, jouant les contraste avec des transparences ou des couleurs plus claires. Circé vit sur son île plongée dans les ombres d’un désir contrarié celui de plaire aux Dieux, dans la magie et ses animaux. Circé est de mon point de vue, une victime des rouages patriarcaux et cette pénombre reflète certainement son état d’esprit contrarié et persécuté. De cette noirceur découle une atmosphère loin d’être chaleureuse et sinistre.

 

L’arrivée d’Homère sur son île est une occasion en or de satisfaire, enfin et peut-être, les Dieux. Entre mirage et mysticité, Circé parvient à l’envoûter.

 

Si l’ensemble est, à mes yeux, lugubre, le scénario est totalement captivant et m’a permis de découvrir un mythe passionnant. Le point de vue féminin est, je suppose, singulier.

 

Une belle découverte que je vous recommande.