LES PETITS MONARQUES, une bande dessinée de Jonathan Case.

SCIENCE-FICTION

Éditions Dupuis


Cela fait cinquante ans que la maladie du soleil a annihilé presque toute vie mammifère sur la Terre, et le monde retourne lentement à un état naturel. Les rares communautés humaines à avoir survécu se protègent sous terre, et ne peuvent sortir que la nuit.
Mais aujourd’hui, deux humaines parviennent à vivre et à voyager librement à la lumière du jour : Elvie, 10 ans, et sa gardienne Flora, une biologiste qui a fait une incroyable découverte. À l’aide de quelques écailles issues des ailes de papillons Monarques, Flora a créé un antidote à la maladie du soleil.
Suivant la migration des Monarques à travers ce qui fut la partie ouest des États-Unis, Elvie et Flora sont déterminées à développer un vaccin et à le partager avec tout le monde. Vont-elles y parvenir ? Ou seront-elles victimes d’un désastre naturel, de la maladie ou des personnes mêmes qu’elles cherchent à aider ?

 

Ma note : 5/5
Nouveauté 2022
256 pages
Disponible au format cartonné

 


MON AVIS

Comment ne pas succomber à cette couverture ? Je la trouve qi magnifique, remplie d’espoir, de bonheur. Pourtant la tragédie est au cœur de cette bande dessinée. Le soleil est devenu mortel pour tous les mammifères les obligeant à rejoindre les profondeurs de la Terre. Cependant l’espoir subsiste en la personne de Flora, biologiste qui a mis au point un médicament quotidien et tente à tout prix de trouver un vaccin. Elle est accompagnée de la pétillante Elvie, 10 ans qui croque le monde sur son cahier. Courageuse, ingénieuse, pimpante, elle est cette bouffée d’oxygène. Ensemble elles parcourent les routes à la recherche des Monarques, ces jolis papillons qui recèlent en eux la solution.

 

Une épopée semée d’embûches, de rencontres, de danger et d’espoir. Le scénario est vraiment captivant dans la veine de « je suis une légende » de Richard Matheson. Les personnages sont touchant tout autant que leurs parcours de vie. Une énergie phénoménale parcourt ce récit. Les illustrations sont sublimes et lumineuses. Une bande dessinée remarquable et terriblement émouvante.

PIGALLE, 1950 une bande dessinée de Arroyo et de Christin.

POLICIER

Éditions DUPUIS – Collection Aire Libre


Antoine, dit « Toinou », décide de plaquer son Aubrac rural pour le Paris rutilant des années 1950. À 18 ans, il découvre avec stupéfaction les charmes de Pigalle, en particulier ceux des danseuses du cabaret « La Lune Bleue », dans lequel il va travailler. Pris sous l’aile du patron, « le Beau Beb », il va ainsi faire la rencontre de personnages hauts en couleur tels que « Pare-brise », le comptable, « Poing-barre », le videur, ou encore Mireille, la vendeuse de cigarettes…
Mais à trop fréquenter le monde de la nuit, le naïf jeune homme va vite se retrouver plongé dans de sombres histoires de grand banditisme, dont la violence va profondément changer son existence… Toinou brûlera-t-il son innocence à la lumière enivrante de sa nouvelle vie ?
Un grand album « Aire Libre » signé Christin et Arroyo, entre polar et évocation nostalgique du Paris éternel.

Ma note : 4/5
Nouveauté 2022
152 pages
Disponible au format numérique et broché


MON AVIS

L’après-guerre, les campagnes qui se dépeuplent attirées par les villes où la fortune sourit aux plus malins. Les conditions rudes de l’Aubrac l’ont poussé vers Paris où il rejoint son oncle qui pourra l’héberger et lui donner un travail. Il découvre un Paris vivant et fourmillant, une ville cosmopolite, Pigalle et ses spectacles. Peu à peu il s’impose à « la lune Bleue », cabaret renommé. Il y devient l’homme à tout faire. Mais très vite il découvre l’envers du décor. Le banditisme, les manipulations, les complots, l’argent. A cause de son air campagnard, il tombe rapidement dans des mains peu scrupuleuses, lui coûtant son grand amour.

 

Un scénario tout aussi passionnant que déroutant. La vie d’un simple jeune homme qui finalement n’a rien demandé se retrouve au pire moment au mauvais endroit. Portrait de la douce folie d’un monde libéré. Entre manigance et charme, Pigalle, quartier exubérant où tout le gratin se retrouve et manigance. J’ai beaucoup apprécié le scénario et surtout les illustrations qui dans leurs grandes simplicités touchent et bouleversent. Les émotions fleurissent ici et là tout au long des planches. Tel un diaporama, l’histoire se vit avec une belle intensité. Les illustrations dichromes confèrent ce style vintage atypique.

 

Une histoire émouvante portée par un personnage captivant et des illustrations magnifiques. Quel travail !

LE GRAND MORT, intégrale 1. Une bande dessinée de Loisel, Djian, Mallié et Lapierre.

FANTASTIQUE

Éditions Glénat – Collection Vents d’Ouest

Régis Loisel & Jean-Blaise Djian (Scénariste)
Vincent Mallié (dessinateur)
François Lapierre (coloriste)

La série culte enfin en intégrale !
L’histoire de deux mondes parallèles dépendants l’un de l’autre, mais censés ne jamais se rencontrer : le nôtre et celui habité par le « Petit Peuple ». Ce dernier est organisé en clans, et son équilibre est fondé sur un partage équitable de la connaissance.
Cette fragile harmonie reposant sur un rite ancestral est bouleversé quand un un événement improbable vient perturber l’ordre des choses. Le chaos qui en résulte dirige l’humanité à sa perte ! Une seule personne est capable de passer d’un monde à l’autre pour tenter d’agir…Retrouvez dans cette intégrale, regroupant les quatre premiers tomes, tout l’univers de cette série qui mêle avec virtuosité, le fantastique et le récit post-apocalyptique. Ce magnifique ouvrage, augmenté de contenus additionnels de choix (croquis, recherches, illustrations), sera l’occasion de redécouvrir cette ambitieuse fable écologique imaginée par Loisel et Djian, et mise en image par la plume puissante et inspirée de Vincent Mallié.

Ma note : 5/5
Nouveauté 2020
256 pages
Disponible au format broché.


MON AVIS

Cette première intégrale regroupe les tomes 4/8 d’une saga redoutable et totalement dans l’air du temps.

 

Deux mondes parallèles cohabitent dans la parfaite ignorance à part quelques initiés. L’équilibre des deux n’est possible que si une certaine harmonie et précepte sont respectés. Mais un imprévu va bouleverser la quiétude des deux mondes les plongeant dans le chaos le plus total.

 

Losiel et Djian signe un scénario totalement hypnotisant et dingue. Les plus terribles fléaux vont toucher la Terre : virus, maladies, sécheresse, phénomène météorologique extrême, séisme. Le monde se délite. Cette première partie ne montre que la partie visible de l’iceberg. Les pièces du puzzle s’assemblent lentement mais sûrement laissant la trame à une ébauche dont on n’a pas encore toutes les cartes en notre possession. Le premier contact avec les personnages est rude. L’un exubérant et nerveux et l’autre passif. Le duo n’est pas forcément une évidence mais l’alchimie naîtra bien plus tard. Une intrigue générale passionnante nous plongeant au cœur de l’action et de la réflexion. Les scénaristes pointent du doigt les travers de notre société tout en l’intégrant dans cet univers fantastique. Les illustrations sont sublimes, de grandes cases parfois sombres et souvent lumineuses. J’ai été envoûtée par cette bande dessinée suggérée par ma bibliothécaire. On y retrouve des rebondissements, une intrigue qui laisse prévoir des surprises, des personnages attachants et un univers époustouflant. Le cahier graphique est juste sublime. J’adore découvrir ces grandes planches où l’on peut davantage apprécier le travail des créateurs.

 

LE GRAND MORT est une merveilleuse découverte, une de celle qui t’envoûte.

 

 

 

LE CHŒUR DES FEMMES, un roman graphique de Aude Mermilliod.

BANDE DESSINÉE

Éditions Le Lombard


Jean, major de promo et interne à l’hôpital, doit faire un stage en soins gynécologiques aux côtés du docteur Karma. Mais elle veut faire de la chirurgie, et non écouter des femmes parler d’elles-mêmes et de leur corps ! Elle se désespère de passer son temps auprès de ce médecin qui privilégie l’écoute à la technique.
Contraception, maternité, violences conjugales, avortements… de consultations en témoignages, Jean pourrait bien pourtant changer sa vision de la médecine.
Une adaptation sensible et puissante du roman culte de Martin Winckler.

 

 

Ma note 5/5
Nouveauté 2021
240 pages
Disponible au format numérique et broché

 

 


MON AVIS

Vous avez peut-être déjà succombé à ce magnifique roman graphique. Si ce n’est pas le cas, alors il est temps de le découvrir.

 

Jean est un personnage atypique. Son caractère a été forgé par sa différence. Convaincue de devenir chirurgienne, son prochain stage ne l’enchante guère. Et pourtant elle pourrait y apprendre bien plus que dans ses bouquins.

 

Je viens de comprendre (et il était temps) que les images et les mots ne partageaient pas forcément la même émotion. Nous sommes plus sensibles à l’un ou à l’autre. Ce roman graphique est sans contexte un des plus magnifiques que j’ai pu lire jusqu’à présent. Profondément humain, terriblement touchant et un personnage attachant qui finalement part à la conquête de son identité, et va prendre conscience qu’être une femme c’est souffrir en silence, souvent, et c’est magnifique (pas de souffrir). Des pages entières sont consacrées à des portraits de femme qui souffrent de leurs conditions.

 

Dans leurs simplicités et dans leurs suffisances, les illustrations évoquent la douceur, la compassion, l’abnégation et l’espoir. Je ne suis pas à même de juger si le scénario se rapproche du roman initial, mais il en tout point poignant et merveilleux.

 

Un roman graphique ouvert sur une multitude de rencontres qui sans aucun doute pourfendent le cœur et qui portent les Femmes au cœur de leurs vies.

 

 

 

CŒUR COLLÈGE, Tome 2 : Chagrins d’amour – Une bande dessinée de BeKa et de Maya.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Éditions Dupuis

BeKa (scénario) – Maya (illustration)

Garance est triste : ses parents n’arrêtent pas de s’engueuler et sont au bord du divorce. Mais le pire, c’est qu’elle ne peut pas en parler à sa meilleure amie, trop amoureuse pour s’intéresser aux autres. Car Linon file le parfait amour avec le beau Noa. Lors d’un rendez-vous amoureux, elle est un peu surprise et déçue de voir que Noa n’est pas seul mais avec toute la bande de Soan,
le groupe des « Populaires ». Soan va d’ailleurs très vite poser un ultimatum à Noa : s’il veut entrer dans le club le plus select de l’école, il faut qu’il largue sa copine, trop intello et pas marrante. Et, lâchement, Noa va s’exécuter… Et Garance ne sera plus là pour consoler sa meilleure amie quand elle en aura tant besoin.
L’amitié entre Linon et Garance survivra-t-elle à ces coups du sort ? Arriveront-elles à retrouver leur joie de vivre ? Redeviendront-elles les meilleures amies du monde ?

 

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2022
96 pages
Disponible au format numérique et cartonné

 

 


MON AVIS

J’ai craqué pour une nouvelle bande dessinée tout simplement à cause de la couverture, à cause des scénaristes et puis à cause du résumé. J’aurais tellement aimé avoir ce genre de livre quand j’étais au collège. Parler des chagrins de cœur, c’est rentré dans l’intime mais c’est surtout se retrouver seul face à un sacré problème. L’amitié entre Garance et Linon vacille maladroitement. L’une est trop amoureuse et l’autre est bien trop déçue par son abandon pour aller demander de l’aide. Une situation totalement inconfortable mais qui, après tout, est nécessaire pour mesurer la chance d’une telle amitié. Chacune de leur côté, elles vont devoir affronter le rejet. Le rejet d’un petit copain pour de vaines raisons et le rejet de parents qui se déchirent. Deux épreuves qui forgent les jeunes adolescentes qui par ailleurs vont faire une nouvelle connaissance.

 

Un scénario totalement génial, une nouvelle fois mené avec tact et intelligence. BeKa met en lumière cette période cruciale où les simples bonheurs peuvent devenir des épreuves. Une histoire pleine de douceur qui vient contrecarrer la douleur. Une certaine sensibilité émane des personnages. Les illustrations sont magnifiques. J’aime beaucoup la combinaison des couleurs et surtout le trait des dessins qui n’est absolument pas agressif, au contraire, est tout en volupté. Le jeu entre les couleurs est sublime. 

 

Une nouvelle fois je suis entièrement conquise par l’ensemble de cette bande dessinée. Un thème fort traité d’une manière admirable. Un scénario émouvant et des illustrations sublimes. Je n’avais pas lu le premier tome et je compte me rattraper rapidement.  Une bande dessinée adressée essentiellement pour un public très jeune mais j’ai pris un plaisir immense à la lire et à la découvrir !

 

 

LE ROI LOUVE, Tome 1 : La rébellion de Petigré, une bande dessinée de Adrian, de Alibert et de Lapière.

FANTASY

Éditions Dupuis

Alibert et Lapière (scénaristes) – Adrian (illustrateur)

Dans un monde où les Humaines, devenues ovipares, donnent aux Loups, à chaque lune, deux de leurs oeufs afin de garantir la paix, l’équilibre semble prêt à se rompre… Car Petigré, qui comme tous les loups change de sexe à chaque pleine lune, avant d’opter pour l’un d’eux, veut rester une fille. Problème : son père, le roi, veut un garçon pour lui succéder !
Petigré décide donc de s’enfuir avec Rum, son amoureux humain, bientôt rejointe par d’autres étranges créatures : un Sanzame, sorte de zombie, et un Tometeu, lutin aux étonnants pouvoirs. L’aventure, la vraie, leur ouvre les bras… tout comme de gros ennuis. Car pendant ce temps, les soldats Loups les pourchassent, tout comme les sbires de Kourgane, qui souhaitent tuer Petigré pour mettre la main sur le trône… Mais Petigré et sa troupe, eux, sont pour l’instant trop absorbés par une surprenante chasse au trésor pour s’en inquiéter !

Ma note : 4/5
Nouveauté 2022
56 pages
Disponible au format numérique et broché


MON AVIS

Les scénaristes nous plongent dans un univers complexe. Les femmes humaines pondent des œufs, les hors la loi sont plongés dans une sorte de marais où le brouillard transforme les bannis en zombies errant éternellement, les loups changent selon un cycle lunaire de genre et seul un œuf humain leur permet, à leur majorité, de figer cette transformation.

Alors lorsque Petigré s’enfuit avec son amoureux humain, c’est la révolution au sein du peuple des Loups et les manigances sont nombreuses à surgir de l’ombre. Le peuple des Humains a tout intérêt de jouer finement la partie. 

J’ai beaucoup apprécié l’univers. Ce premier tome ne permet pas de comprendre l’essentiel de l’intrigue mais pose directement les bases d’une histoire où l’aventure est au cœur. Petigré est le personnage central. Sa force réside dans son caractère rebelle et son intelligence à déjouer certains pièges. Son amoureux n’a rien d’un guerrier aguerri même si il prouve sa loyauté et son amour de maintes manières. Le Sanzame, zombie, ne fait que de la figuration mais il semblerait qu’il pourrait y avoir des surprises de côté là. Deux mondes se côtoient, celui des Loups archaïques alors que celui des Humains est axé sur la technologie. Les tensions entre eux sont nombreuses et la fuite est l’élément déclencheur d’une très belle pagaille à venir.

Cette bande dessinée est un pur moment de lecture. J’ai été fascinée par l’univers et les illustrations apportent cette touche de mystère qui règne tout du long. Les personnages sont finement travaillés. Le scénario ne lâche que quelques brides d’informations.

En bref :
– Un héroic fantasy plein de promesses
– Un univers riche
– Des enjeux cruciaux
– Un peu d’amour et d’amitiés
– Des complots
– Résultat : un scénario intriguant
 
Est ce que cette bande dessinée pourrait te plaire ?

PMA. A la recherche d’une petite âme de Céline Gandner et de Pauline P.

DOCUMENTAIRE

Éditions Delcourt – Collection Encrages

Céline Gandner (scénariste) Pauline P (illustrateur et coloriste)

Ce récit autobiographique décrit le parcours complexe d’une quarantenaire hétérosexuelle qui se lance, en mode maman solo, dans un projet de PMA avec don de sperme. 
Un témoignage personnel et intimiste, plein d’autodérision, et très documenté sur le plan médical qui croise inévitablement notre contexte social et politique puisque le sujet est plus que jamais d’actualité.

 

Ma note : 3/5
Nouveauté 2022
192 pages
Disponible au format numérique et broché

 


MON AVIS

Si j’ai choisi cette lecture c’était avant tout, par ce que le sujet de la PMA je le connais parfaitement, puisque (comme j’aime le dire) je suis restée 8 ans dans les couloirs de l’hôpital. Ce qui m’intéressait était de découvrir le chemin psychologique que peut ressentir une femme dans l’attente d’un don d’ovocytes, mais ce n’est pas le cas de l’auteure puisqu’à son âge de ce côté là tout roule. Si c’est cet aspect qui m’intéressait, c’est que nous envisageons un parcours de ce type en Espagne.

 

Ce roman graphique s’adresse surtout pour les femmes solos qui ont un désir de maternité quelque soit leur âge. Même si en France s’est enfin légalisée, la PMA reste assez stricte et le don d’ovocytes et bien plus encadrée et difficile d’accès que le don de spermes. Bien avant la légalisation, la Belgique et l’Espagne sont des eldorados. Céline Gandner se tourne vers la Belgique. Elle décrit tout au long de ce roman graphique son parcours, son obsession, ses espoirs et ses désillusions avec un certain humour tranchant qui permet, sommes toute, de relativiser. Des pages plus scientifiques sont axées sur les termes que l’on rencontre et tentent de vulgariser tout cela. Ce parcours a un certain coût qu’il ne vaut pas prendre à la légère.

 

Avoir un enfant via la PMA est tout un parcours du combattant. Une aventure avec un grand A où les injections, les multiples rendez-vous réussis sont une épreuve que l’on savoure. J’ai beaucoup apprécié la mise en garde concernant l’aspect psychologique où avoir à tout prix a de graves conséquences.

 

Ce roman graphique est assez complet en soi et aborde tous les points que l’on peut retrouver tout au long de ce parcours. Je vous le recommande si vous êtes une femme solo qui a vécu cette épreuve ou que vous avez ce projet. Cette bande dessinée n’a pas répondu à mes attentes car elles étaient trop éloignées des préoccupations de Céline Gandner.

 

En bref :
– Ce roman s’adresse aux femmes solos qui désirent un enfant
– Une vulgarisation scientifique des termes médicaux
– Des illustrations simples et efficaces
– Une approche globale et personnelle du parcours de la PMA
 
Même si ce roman graphique ne s’adressait pas particulièrement à moi, je me suis beaucoup reconnue dans les doutes et les différentes expériences.

 

Est ce que c’est un sujet qui t’intéresse ?

L’ENFER POUR AUBE, Tome 1 : Paris Apache de Philippe Pelaez et Tiburce Oger

BD de genre

Éditions Soleil – Collection Aventure

Tome 1/2

P. Pelaez (scénariste) T. Oger (Illustrateur et coloriste)

L’Enfer pour Aube, au titre tiré d’un poème de Victor Hugo, se déroule dans un Paris en pleine transformation, sur fond de Commune, d’idéal révolutionnaire, et de désenchantement face au modernisme.
 
 
Dans le Paris du début du vingtième siècle, des notables sont éliminés les uns après les autres par un étrange Inconnu au visage recouvert d’une écharpe rouge. Celui-ci, qui n’oublie jamais de laisser un Louis d’Or près de chacune de ses victimes, oeuvre de concert avec les redoutables Apaches pour semer la terreur dans la capitale. Dans quel but ?

 

Ma note 4/5
Nouveauté 2022
68 pages
Disponible au format numérique et et broché

 

 


MON AVIS

Paris, début du XXe siècle, est la capitale de tous les possibles. Les innovations s’enchaînent et les différences entre classes sociales sont de plus en plus évidentes. Paris recèle en elle, la bourgeoisie et le petit peuple qui survit difficilement et est essentiellement une communauté venue de Bretagne. La crise économique pousse les peuples à se déplacer et souvent les villes ne sont qu’un leurre.

 

Depuis quelque temps une rumeur circule, une ombre vengeresse drapée de rouge. Ses attaques sont de plus en plus nombreuses et Les Apaches reconnaissables à leurs foulards rouges (tient ça me rappelle les bonnets rouges) surgissent de toute part. Un inspecteur douteux tente de démasquer le truand qui sème une sacrée pagaille.

 

Au cœur d’un univers baroque dichrome de noir et de blanc teinté d’ici et là par des touches de rouges et/ou d’orange, l’histoire est sans équivoque tournée vers une période sombre de Paris où la rébellion faisait frémir les hautes sphères. J’ai beaucoup aimé l’esprit de cette bande dessinée et tout l’aspect historique conféré. J’ai été moins fan des illustrations. Très peu de couleur, un graphisme pour lequel je n’ai pas du tout été sensible. Des traits rapides, anarchiques mais qui pour le coup sont à l’image du tumulte de la population. La révélation finale est un sacré coup de massue. 

 

En bref :
– Un contexte historique totalement passionnant
– Un scénario alambiqué et haletant
– Je n’ai pas été très sensible aux illustrations
– Des thèmes comme l’industrialisation et la pauvreté abordés dans un Paris de 1900 asphyxié
 
Une très jolie découverte et j’ai hâte de pouvoir lire le second tome.
Est ce que ce genre de bande dessinée pourrait te plaire ?

ORCS ET GOBELINS, tome 1 : Turuk, une bande dessinée de Istin et Saito.

FANTASTIQUE

Éditions Soleil

Jean-Luc Istin (scénario) et Diogo Saito (dessin-couleur)

Arran accueille une nouvelle saga Fantasy après Elfes et Nains. Découvrez Orcs et Gobelins ! L’orc Turuk se réveille, sonné, blessé et amnésique. Il arpente les rues d’une cité abandonnée. A l’exception d’un mystérieux archer cherchant à l’épingler et de créatures craignant la lumière qui veulent le dévorer. Qui sont-elles ? Pourquoi cherche-t-on à le tuer ? Qu’est-il arrivé dans cette ville ? Et que fait-il ici ? Pourtant, Il ne faudrait pas s’éterniser, la nuit arrive et la mort avec…
Ma note : 5/5
2017
56 pages
Disponible au format numérique et cartonné


MON AVIS

Je suis très heureuse d’avoir pu découvrir grâce à Babelio et les éditions Soleil cet univers incroyable (mille mercis). Connaissez-vous cette saga les Terres d’Arran ? Je ne vous dis pas le nombre de tomes qu’il y a, mais c’est juste impressionnant. L’univers est divisé en quatre mondes « Mages », « Nains », « Elfes » et la petite dernière « Orcs et Gobelins ». L’univers est commun à toutes les séries et je pense que les personnages se croisent ici et là. Plusieurs scénaristes et illustrateurs sont à pieds d’œuvre pour nous régaler.

 

L’univers des Terres d’Arran est juste fantastique. Si vous aimez tout ce qui se rapporte à la magie et aux créatures fantastiques alors vous allez vous régaler. 

 

Lorsque je reçois un livre, je feuillette toujours pour jeter un œil à la mise en page. Un petit rituel pour m’imprégner de ma prochaine lecture. Avec cette bande dessinée la surprise a été de taille. La couverture est juste géniale, les premières pages où carte et titres de collection figurent donnent déjà l’eau à la bouche et les dernières pages sont consacrés à un dossier concernant l’univers et les personnages à venir.

 

L’univers des Terres d’Arran est sombre et violent. Des tripes, du sang, des zombies et monstres en tout genre jalonnent le scénario. Un univers particulier mais que j’adore retrouver dans les bandes dessinées. Les illustrations sont d’une qualité particulière retrouvant ici et là des traits de douceurs au cœur de ce monde intransigeant. Le récit est étoffé avec de nombreuses cases sur les planches et beaucoup de bulles. Et je trouve cela agréable de pouvoir avoir une vision détaillée de l’action par la parole en premier temps et puis par les illustrations.

 

Turuk est un leader charismatique. On adore son magnétisme, son humour à deux balles et son égoïsme. Un truand à la belle gueule et qui ne se ménage pas dans les moment d’actions. 

 

Les rebondissements sont nombreux jusqu’au final machiavélique et sournois.

 

Je vous avoue, je suis littéralement tombée amoureuse de cet univers et mon fils de 12 ans a aussi craqué. Il se dégage quelque chose de particuliers qui vous accapare dès le départ pour ne plus vous lâcher. C’est de la magie, de la sorcellerie ou je ne sais quoi d’autre, mais cela fonctionne à merveille. 

 

 

En bref :
* Un univers sombre, violent et sanglant
* Un personnage charismatique totalement attachant
* Un scénario cocasse et complet avec de nombreux rebondissements
* Des illustrations de qualité
* Un immense coup de cœur
 
J’avais oublié que les bandes dessinées de ce genre pouvaient être juste géniales. Mes souvenirs remontent à plus de 20 ans avec la BD « Lanfeust de Troy » que je dévorais au lycée. Une très belle rencontre que je ne suis pas prête d’oublier.

FILLES UNIQUES, tome 2 : Céleste – une bande dessinée de Beka et Camille Méhu.

ROMAN GRAPHIQUE

Éditions Dargaud


Céleste se sent comme une tache qu’on souhaite effacer. Nulle, insignifiante, indigne de toute amitié. Chaque jour, elle se replie un peu plus sur elle-même et tente de se faire oublier. D’ailleurs, elle en est intimement persuadée, si elle ne faisait plus partie du Club des mal-barrées, les autres filles ne remarqueraient même pas son absence.
C’est qu’elle a l’habitude de se fondre dans le décor pour éviter qu’on la rejette, qu’on la fuie et, par-dessus tout, qu’on se moque d’elle.
 
Depuis quelques temps, Céleste reçoit des sms qui la dévorent. Des centaines de sms insidieux venant de trois numéros différents. Céleste est harcelée. Elle ne voit plus d’autre solution que de se résoudre à en parler à ses amies. Contrairement à ce qu’elle pensait, la réaction est immédiate dans le Club des mal-barrées. Quel que soit le moyen, Apolline, Chélonia, Sierra et Paloma sont bien décidées à démasquer les harceleurs. Mais le mal qui ronge Céleste est bien plus important qu’il n’y parait et les membres du Club ne sont pas au bout de leurs surprises.

Ma note 5/5
Nouveauté 2022
55 pages
Disponible au format numérique et cartonné


MON AVIS

Le club des mal-barrées est de retour pour une nouvelle aventure tout aussi douloureuse que la première. Ces cinq cachent derrière leurs apparences décontractées une colère bouillonnante. Derrière ses longs cheveux blonds, ses lunettes et cette tenue passe-partout, Céleste souffre, en silence. Seules ses nouvelles amies la tirent vers la lumière et pourtant elle se sent inutile.

 

Beka explore une nouvelle fois les affres de l’adolescence. Une héroïne mutique prise dans les mailles de l’harcèlement moral, physique et psychique. Prise dans cette spirale sans fin et angoissante, Céleste disparaît avec ce secret qu’elle n’a jamais avoué. L’aide est difficile à demander et pourtant le filles vont tout faire pour la sortir de ce gouffre béant de solitude, de tristesse et d’angoisse. Par ailleurs l’histoire continue d’explorer l’environnement proche de Paloma (tome 1) tout en découvrant de nouvelles informations et de donner quelques indices sur les autres filles. Le club des mal-barrées est plus fort que jamais grâce à une amitié solide et prêt à affronter les démons de chacune.

 

Les illustrations sont toujours aussi réalistes et chargées d’émotions. Si le premier tome est aux couleurs du feu celui-ci s’oriente davantage vers les ténèbres, le noir, le sombre.

 

En bref :
* un second tome chargé d’émotions
* une héroïne prise dans l’étau de la folie humaine
* un club de filles soudées
* une histoire d’un étonnant réalisme
* les illustrations de Camille Méhu sont saisissantes
 
Une saga à découvrir sans tarder !