LA LICORNE, une bande dessinée de Gabella et de Jean.

FANTASTIQUE

Éditions Delcourt – Collection Long métrage

Mathieu Gabella (scénariste) – Anthony Jean (dessin & couleur)

1565. Plusieurs anatomistes réputés meurent dans des conditions étranges. À Paris, Ambroise Paré, chirurgien du roi en bute aux médecins de la Faculté ? qui voient en lui un rustre parvenu ? constate le décès de l’un d’eux. En enquêtant, il croise d’inquiétantes créatures et découvre que certaines recherches ? que le pouvoir et l’Église cherchent à étouffer ? sont en jeu? 

 

Ma note : 4/5
224 pages
Nouveauté 2014
Version intégrale disponible au format cartonné

MON AVIS

Quand le fantastique rejoint l’Histoire cela donne « La Licorne ».

 

Ambroise Paré, Michel de Nostre-Dame, Andrea Vésale, Paracelse. Bienvenue au XVIe siècle en pleine renaissance. Les six teintures de « La Dame à la licorne » comme fil rouge d’une intrigue qui nous porte au cœur de la France et de l’Italie.

 

L’humanité est en danger et ce groupe totalement abracadabrant et des créatures d’un autre temps s’unissent. Une aventure haletante et hors du commun rythmée par de nombreux rebondissements qui n’en finissent jamais. 

 

J’ai beaucoup apprécié l’aspect historique et surtout ce côté découverte de l’anatomie humaine et autres sciences qui finalement ancrent l’histoire dans cette réalité que nous connaissons plus au moins. L’aspect fantastique fait écho aux créatures mythologiques mais ne ressemblent absolument pas à ce que nous savons. Liberté assumée des auteurs et qui finalement donne une histoire originale et surtout très atypique. Du côté des illustrations (aquarelles) on navigue essentiellement sur des couleurs sombres (marron, bleu). C’est un régal de s’attarder sur les détails et ils sont nombreux.

 

Cette saga s’inscrit dans la lignée du « Da Vinci Code » (désolée je n’ai que ça comme référence) : un méga complot de l’Eglise, des personnages historiques charismatiques et désacralisés, un aspect fantastique inattendu et de nombreux rebondissements.

 

Alors oui c’est une bande dessinée qui date mais vraiment si vous avez l’occasion de l’avoir entre les mains, vous ne serez pas déçus.

 

INLANDSIS, une bande dessinée de Betbeder et de Frichet.

AVENTURE

Éditions Soleil – Collection Aventure – Intégrale

Stéphane Betbeder (scénariste) – Paul Frichet (illustrateur)
DES HOMMES TOUJOURS PLUS AVIDES, LE RÈGNE ANIMAL MENACÉ, LA DÉCHÉANCE DES DIEUX…VOICI LA LÉGENDE DES ENFANTS D’INLANDSIS. Cette histoire parle d’un temps révolu, un temps où les hommes ne s’étaient pas hissés au sommet du règne animal et où les légendes suffisaient à expliquer les nombreux mystères de ce monde… En ces temps reculés, Inlandsis, le territoire des glaces, s’étendait au delà des mers connues. Les dieux l’avaient édifié pour se prémunir de la soif de conquête des Deux-Bras-Deux-Jambes.Là-bas, les animaux régnaient en maîtres. Les dieux leur avaient accordés le feu de l’intelligence et le souffle du langage. Ils en avaient fait les gardiens de leur royaume. Ayant ainsi œuvré, les dieux se retirèrent dans leur forteresse, aux confins d’Inlandsis. Ils pouvaient se reposer, ils étaient protégés. Mais ces mesures ne suffirent pas à décourager les Deux-Bras-Deux-Jambes qui s’aventurèrent malgré tout dans ces contrées hostiles. Et rien ne fut plus jamais pareil.

Ma note : 4/5
 48 pages chaque tome
2012-2013-2014
Disponible en version numérique et cartonnée 

MON AVIS

Le speech m’a tout de suite attirée. Un monde de légendes, isolé et où la nature semble régner en parfaite harmonie.

L’histoire est pleine de sens. Une nature généreuse où l’homme ne l’a pas encore massacrée. Des dieux qui n’ont pas tenu leur parole et bafoué une seule règle. Un bannissement douloureux et une aventure qui s’étire sur des années. Une prédiction et la peur que tout chance. Cette peur qui apporte l’horreur et le sang.

L’histoire est vraiment passionnante et prenante. Si elle se déroule essentiellement dans un passé très lointain, elle reste relativement ancrée dans un passé assez proche, la conquête du pôle Nord. Un scénario où la nature est omniprésente où l’harmonie est primordiale et un côté davantage sombre et sanguinolant. Les illustrations sont toutefois « classiques » à mes yeux : très peu de grandes planches et un découpage des cases assez intéressants.

C’est une bande dessinée qui a maintenant 10 ans mais qui parle toujours : notamment avec les notions de courage, d’héritage, de partage et de la nature.