TERRE NOYÉE, tome 3 : les Rosaliens, un roman de Iléana Métivier.

FANTASTIQUE

Tome 3/3


Ma note 4/5
Nouveauté 2022
284 pages
Disponible au format numérique et broché


MON AVIS

Iléana Métivier nous délivre un final à la hauteur de mes espérances. Un final terriblement humain pour une trilogie ouverte sur une utopie alarmante et bienveillante.

 

Un monde englouti par les eaux. Des survivants réfugiés sur les plus hautes montagnes devenues des îlots de vie. Capitalia est dirigée d’une main de maîtres par des dignitaires aux sombres secrets. Annaëlle aspire a une autre vie et ses découvertes la réconfortent dans son idéal. Ralliés par Zéa, Adrian, Matt, Mattew et les veilleurs, Annaëlle va devenir l’instigatrice d’un nouveau monde. Entre temps ils découvrent le Mont-Rose qui, in-extremis, les sauve de la mort. Les quatre amis sont ébahis par les Rosaliens. Leur monde, leur quotidien, leur us et coutumes sont tout autre, désarmants, enchanteurs, déstabilisants. Ils apprennent énormément pendant des longs mois où une stratégie pour une nouvelle Capitalia voit le jour. Jusqu’où seront-ils prêts pour un nouveau monde ?

 

Ce dernier tome est contexte le meilleur de cette saga. Les personnages prennent en maturité et doivent surmonter leurs propres faiblesses, désirs et questions. En rendant ses personnages d’une humanité touchante et bouleversante, Iléana Métivier prouve que le renouveau peut passer par la jeunesse laquelle a la capacité d’innover, de créer et d’espérer un monde meilleur en adéquation avec la nature et les aspirations personnelles. Une trilogie qui repose sur des thèmes conséquents comme l’écologie, le totalitarisme, la tolérance, l’acceptation de la différence et le partage. L’auteure a choisi pour ce dernier tome de ne pas céder à la facilité. D’oser l’invraisemblable, de façonner des personnages terriblement attachants et blessés et qui vont puiser une force incommensurable pour bâtir une futur radieux et bienveillant.

 

Une trilogie tout simplement parfaite. Chaque tome a sa particularité mais qui s’harmonise avec l’intrigue principale. Une trilogie qui mélange les genres entre fantastique, romance, anticipation. Et c’est une réussite. Une plume captivante et qui m’a fait vivre chaque rebondissement avec une belle intensité !

 

En bref :
* Une trilogie d’enfer
* Un final qui ne cède pas à la facilité et qui explore les confis de l’humanité
* des personnages charismatique et humains
* Un thème particulièrement intéressant.

LES ANTRES, Tome 1 : L’homme sans poids, une bande dessinée de Eric Puybaret.

FANTASTIQUE

Tome 1

Éditions Delcourt – Collection Terres de Légendes


Lorsque notre héros meurt dans le naufrage de son voilier, le passeur qui vient à sa rencontre ne parvient pas à graver sur sa paume sa ligne post-mortem qui décidera de sa destination finale après sa mort. Privé de poids et balayé par les vents, celui-ci s’envole alors pour les Antres. Le malheureux est désormais une âme errante dans un monde à la logique et aux habitants bien particuliers.
Ma note 4/5
Nouveauté 2022
56 pages
Disponible dès le 16 février au format numérique et broché

 


MON AVIS

Ce premier est d’une originalité tout à fait désarmante. Héros, malgré lui, l’homme sans poids s’en part voguer dans les antres. Sorte d’antichambre, dirigée par les Trois Sœurs, passage entre les enfers et le paradis.

 

L’Antre est peuplée d’étrange créatures et de personnages plutôt célèbres (Napoléon, Johnny Halliday …). Après cette énorme bévue du passeur, l’homme sans poids volant au grès des différents vents vit une étrange aventure au goût de prophétie et pour les jolis yeux d’une des Trois Sœurs.

 

Eric Puybaret signe un premier tome touchant et exubérant. Des monstres à croquer, des personnages à l’humour tordant et ce jeune homme pris au dépourvu. Le décor est très sympathique et les illustrations allient douceur et force.

 

En bref :
* Un scénario original
* Un personnage touchant
* Une prophétie mystérieuse
* Une atmosphère à la fois glaçante et où l’humour à sa place
 
Je sors de cette lecture vraiment charmée.

LA BIBLIOTHÈQUE DE MINUIT, un roman de Matt Haig.

FANTASTIQUE

Éditions Mazarine

Traduit de l’anglais par Dominique Haas

À trente-cinq ans, Nora Seeds a l’impression d’avoir tout raté. Lorsqu’elle se retrouve un soir dans la mystérieuse Bibliothèque de Minuit, c’est sa dernière chance de reprendre en main son destin. Si elle avait fait d’autres choix, que se serait-il passé ?
Avec l’aide d’une amie bibliophile, elle n’a qu’à prendre des livres dans les rayonnages, tourner les pages et corriger ses erreurs pour inventer la vie parfaite.
Pourtant, les choses ne se déroulent pas comme elle l’imaginait.
Avant que minuit sonne, pourra-t-elle répondre à l’énigme la plus importante : qu’est-ce qu’une vie heureuse ?

 

 

Ma note : 4,5/5
Nouveauté 2022
414 pages
Disponible au format numérique et broché

 


MON AVIS

L’heure vient de sonner, votre mort approche. C’est ce que veut Nora. En finir avec sa vie qui n’a été qu’une succession de désillusions. Le soir est arrivé enfin, libérateur. Contrairement à ce qu’elle espérait, elle va vivre une expérience incongrue de mort imminente. La voici propulsée dans une bibliothèque particulière. Sa bibliothèque, tous ces livres sont la multitude de vies qu’elle aurait pu vivre si tel ou tel événement de sa vie se serait déroulée d’une manière infiniment différente. Déstabilisée par ce lieu mystérieux et tout autant par la personne qu’il l’habite, Nora doit se faire rapidement à l’idée de vivre une expérience extraordinaire et fantastique. De vie en vie, elle vit ses rêves, ses espoirs, ses aventures espérées, un idéal de vie et pourtant le bonheur et le sentiment de satiété d’une vie comblée font défaut.

 

Le bonheur est une quête ardue et elle en mesure toute son importance tout au long d’une aventure fantasque mais libératrice.

 

Matt Haig revisite le thème de la mort imminente avec génie, anticonformisme, fantaisie. Le scénario est totalement génial. Entre développement personnel, feel good et fantastique, l’auteur nous plonge dans un roman audacieux et rafraîchissant. Un thème fort et poignant qui nous porte aux confins de l’âme humaine et de ses regrets. Ses vies façonnées à l’infini sont le miroir d’une société sculptée et normalisée. Une quête qui mène vers la définition même du bonheur, celle que nous lui donnons personnellement. L’héroïne a ce côté têtu qui la pousse toujours vers la mort, mais peu à peu son esprit se délivre de son carcan et peut concevoir un autre horizon. Un roman à la fois philosophique et cocasse. Cet approche est juste magnifique et nous porte vers une réflexion intense. La lassitude ne s’installe jamais malgré cette routine fantasque consistant à ouvrir un livre. L’inattendu, l’espoir et la découverte m’ont poussé à dévorer chaque chapitre avec une intensité identique, ravivant cette étincelle malicieuse où croquer la vie serait devenue une gourmandise.

 

En bref :

* Un scénario original et prenant ;
* Une héroïne qui ne se cantonne pas à la morosité de sa vie et qui va tenter de trouver le bonheur ;
* Une intrigue addictive portée par une plume sensible ;
* Un roman entre développement personnel, feel-good et fantastique ;
 
Un roman sculptural totalement inouï où l’intrigue s’étoffe peu à peu aux côtés d’une héroïne mal dans sa peau en quête de l’étincelle qui changera tout.

 

Un roman tout simplement génialissime et captivant qui fait écho à notre nous-intérieur face à la société intransigeante. A découvrir vraiment !

DARIUS GORE, un roman ado de Charles Mazarguil.

FANTASTIQUE

Éditions Slalom


Bienvenue en Enfer !
Darius Gore est un ado de 195 ans qui vit à Pandémonium, la capitale de l’Enfer. Héritier d’une grande famille de démons, il ne se sent pourtant pas à sa place… Il n’apprécie pas les combats à mort entre deux cours, ne s’amuse plus aux matchs de headball, rase les murs dans la rue pour éviter toute confrontation.
Alors qu’il essaie de se faire oublier, il assiste au coup d’État de Croatoan, le Grand Prêtre de la Faucheuse. Témoin gênant, Darius va devoir fuir s’il tient à ses trois cœurs. Mais où se cacher quand les neuf cercles de l’Enfer obéissent à la plus puissante des créatures démoniaques ? Une seule solution s’offre au jeune fugitif : la Terre !

 

 

Ma note : 5/5
Nouveauté 2022
247 pages
Disponible au format broché

 

 


MON AVIS

Il était une fois un démon prénommé Darius. Du haut de ces quelques 195 années, Darius est en pleine crise existentielle. Un coup de foudre pour la belle Lilith qui n’a d’yeux que pour un autre. Un père accro à l’alcool de fées noyant son chagrin chaque jour que Dieu fait. Bref sa vie ressemble au chaos et les lieux ne confèrent pas à une certaine harmonie démoniaque. Et puis un jour, au mauvais endroit au mauvais et sa vie bascule. Témoin de la prise de pouvoir du cruel Croatoan, sa présence dérange largement le nouveau dieu des enfers. Fuite précipitée, emprisonné, refuite, un détour par la maison familiale et une porte dérobée plus tard, le voici arrivé sur Terre où par un heureux hasard les morts vivants mettent une pagaille sans nom.

 

Darius Gore est un roman totalement génial. Un anti-héros qui ne trouve pas sa place, ami avec un zombie-génie, ses repères ne sont que quelques rêves fugaces et un miroir bien étrange. Lui, le si tranquille démon, se retrouve au milieu d’une aventure qu’il ne voulait pas. Pas après pas, il se découvre courageux et intrépide. Une nouvelle facette qui lui sied à merveille. Grace à ses nouveaux amis terriens qui n’ont pas froid aux yeux, un cousin vaillant et fonceur, un zombie ridiculement irrésistible, un ange pas si angélique, une Mort magnanime, une prophétie annonçant l’Armageddon (c’est pour maintenant), un méchant cruellement méchant, des sorcières très sorcières, Darius Gore va remuer les Enfers.

 

J’ai complétement craqué pour cette lecture ! Et puis cette couverture, elle en jette ! Et l’histoire dépote ! Qui n’a pas lu des histoires de ce genre ?! Charles Mazarguil modèle à sa manière déjantée, humoristique, un thème qui était quelque peu vieillot. Il met le feu en Enfer et c’est curieusement irrésistible et captivant. L’Armageddon revisité avec une pincée d’imagination, d’inventivité et le tout porté par une plume addictive.

 

En bref :
  • un anti-héros qui se cherche et qui se trouve
  • des rebondissements à la pelle
  • des personnages secondaires totalement hilarants et irrésistibles
  • un thème re-sculpté et totalement rock’n roll
  • une histoire entraînante
  • un monde haut en couleur

 

Pour un final juste poignant et frustrant.  Je voudrais tellement une suite !

 

Viens faire un tour en Enfer, tu vas juste de poiler et vivre une lecture sensationnelle. T’as compris je recommande chaudement !

 

VIRGILE ET BLOOM, un roman ado de Joanne Richoux.

ROMAN FANTASTIQUE

Éditions Actes Sud Junior


Bloom, étudiante en psycho, s’est éprise de son professeur de violoncelle. Virgile est sexy, lunatique, et… mort. Un foutu vampire de 283 ans, du genre dépressif derrière des lunettes en forme de cœur. Problème, la mélancolie fait geler le sang des vampires et les tue. Sur un coup de tête, Bloom vole la voiture de sa sœur et emmène Virgile à Brocéliande. Il paraît que, là-bas, une communauté de monstres s’ébat joyeusement sous terre.
Est-ce que la jeune fille se lance dans ce voyage parce que la fin du monde approche ? Parce qu’elle n’a rien à perdre ? Ou simplement mue par ses sentiments naissants pour Virgile ?
Une romance sensuelle, déjantée, à l’énergie rock, qui se dévore comme une série.

 

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »
Nouveauté 2021
304 pages
Disponible au format numérique et broché.

 


MON AVIS

A la lecture du résumé vous vous êtes dit encore une énième histoire de vampire dont l’humaine tombe amoureuse. Je ne peux que vous donnez raison mais c’est le seul point unique que vous pourrez contester. Je vous assure au-delà de cela, Joanne Richoux nous livre un roman engagé, combatif et turbulent.

 

Bloom est fascinée par la psychologie. Elle adore décortiquer les méandres des âmes malgré ses propres problèmes. Rebelle jusqu’au bout des cheveux, elle se fiche quelque peu des conventions et des règles qui régissent la société. Pour ses cours de violoncelle, elle fait appel à un gars bizarre mais doué, Virgile. Elle l’observe scrupuleusement pendant des semaines, tous les jeudis, et ses conclusions lui semblent évidente : Virgile est un vampire. Loin d’être effrayé par son secret éventé par la belle, Virgile, mélancolique jusqu’au bout des ongles, se laisse guider par la tempétueuse Bloom qui n’en revient toujours pas d’avoir mis le doigt sur une évidence qui reste malgré tout effrayante mais sensationnelle. Bloom dissimule très mal ses sentiments naissant envers le vampire qui ne semble pas réceptif et surtout mal à l’aise. Les voici donc direction Brocéliande où se cacherait une communauté extraordinaire. Un périple où les deux jeunes gens vont apprendre à se connaître et à se dévoiler. Un périple qui se conclura sur une nouvelle aventure où  le moindre faux pas pourra leur coûter la vie.

 

Une nouvelle fois Joanne Richoux a su me surprendre avec cette histoire déroutante et totalement fascinante. Un roman assez court qui va directement à l’essentiel sans se préoccuper de nombreux détails superflus. Elle revisite ce côté vampire en quelque chose de déconcertant, d’unique et d’extravagant. Des créatures toutes aussi étranges, entre mythologie et récit fantastique, Joanne Richoux nous propose tout au long de son récit énergique, un univers exceptionnel. Au-delà de l’aspect scénaristique, Joanne Richoux aborde plusieurs sous-thème tout à fait intéressant. Le tournant de mai 68, l’émancipation féminine, l’écologie et la condition humaine. Virgile et Bloom est sans contexte une histoire au message engagé au cœur d’un monde fantastique. Un roman ado qui se dévore. Porté par une plume qui met en exergue les sentiments des protagoniste et les les sujets développés, ce roman et son côté aventure sont hypers addictifs. De l’action et de la réflexion, quoi demander de plus !?

 

Un sacré coup de cœur pour moi et je ne peux que vous le recommander chaudement !

 

CIRCÉ LA MAGICIENNE, une bande dessinée de Marazano et de Delmas.

FANTASTIQUE

Éditions Dargaud

Richard Marazano (scénario) et Gabriel Delmas (dessin)

Dans le chant X de l' »Odyssée » d’Homère et dans toutes les formes ultérieures de ce mythe, la magicienne Circé est présentée comme une femme fatale qui utilise le plaisir pour corrompre les sens des hommes.
Dans un style graphique réaliste, le récit proposé ici, bien qu’assez fidèle dans sa chronologie, propose une vision résolument différente de la version d’Homère :
raconté du point de vue de Circé, il se place du côté des femmes soumises à la violence de la domination masculine et contraintes de se défendre.

 

Ma note : 3/5
Nouveauté 2021
64 pages
Disponible en numérique et broché

 


MON AVIS

C’est la curiosité qui m’a poussé à ouvrir cette bande dessinée. Ne connaissant pas vraiment le mythe de Circé, c’est sans apriori que je me suis lancée dans cette lecture.

 

Je suis d’abord surprise par la couleur noire qui est très présente, jouant les contraste avec des transparences ou des couleurs plus claires. Circé vit sur son île plongée dans les ombres d’un désir contrarié celui de plaire aux Dieux, dans la magie et ses animaux. Circé est de mon point de vue, une victime des rouages patriarcaux et cette pénombre reflète certainement son état d’esprit contrarié et persécuté. De cette noirceur découle une atmosphère loin d’être chaleureuse et sinistre.

 

L’arrivée d’Homère sur son île est une occasion en or de satisfaire, enfin et peut-être, les Dieux. Entre mirage et mysticité, Circé parvient à l’envoûter.

 

Si l’ensemble est, à mes yeux, lugubre, le scénario est totalement captivant et m’a permis de découvrir un mythe passionnant. Le point de vue féminin est, je suppose, singulier.

 

Une belle découverte que je vous recommande.

TEMPS MORT, un roman d’urban fantasy de Ariel Holzl.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Éditions Slalom

Dès 13 ans

Un roman fantastique de haute volée qui vous plonge dans les ténèbres de la ville lumière.
Sur les traces de son grand-oncle Théobald, Léo, 17 ans, bascule dans une fontaine des catacombes et se retrouve projeté dans une réplique négative de Paris. Auréolé d’un soleil noir, le Périmonde est un territoire où le temps n’a pas de prise et où règnent des clans aux pouvoirs puissants.
Léo n’a d’autre choix que de les affronter lors de la Chasse Sauvage, une course contre la montre où tous les coups sont permis. Heureusement, l’énigmatique Alma est là pour l’aider… mais peut-il vraiment lui faire confiance ?

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
288 pages
Disponible en numérique et broché


MON AVIS

Voici une découverte extra-ordinaire. Un roman ado qui vous file les frissons à un claquement de doigts. Une couverture rouge sanguinolente et un titre totalement accrocheur (à mon sens) et une histoire qui ne manque pas d’originalité.

 

Léo a 17 ans. Par un malheureux concours de circonstances, il est accueilli chez son oncle qu’il ne connaît guère. Une rumeur sur son étrangeté et sa solitude sont son seul souvenir. Théobald est un homme bien intrigant. Son comportement est le reflet parfait de sa demeure. Lugubre, anormale, mystérieuse et cocasse. Cet oncle est un grand botaniste qui au milieu de sa serre devient un homme passionné et bienveillant. Mais tout cela c’est avant que de mystérieuses créatures débarquent de nulle part et mettent une pagaille sans nom au cours de laquelle Théobald se fait kidnapper. Revenu à lui rapidement après un mauvais coup sur la tête, Léo décide de suivre la mauvaise troupe. Cette filature le porte directement dans les catacombes de Paris et bien au-delà.

 

Imaginez une version de Paris plongée dans une lumière rouge et lugubre. Imaginez un Paris et les habitants figés dans un marbre déroutant qui ne se meut que deux fois dans la journée. Imaginez des créatures prêtent à tout pour survivre. Imaginez des hommes, des femmes, des enfants dont leur âme humaine a fondu comme neige au soleil. Des créatures hostiles et qui veillent à un certain équilibre. La cohabitation entre clans est bien difficile et le pire reste à venir car une terrible menace est sur le point d’émerger.

 

Léo est totalement déstabilisé par cet univers. Un entre deux-mondes où la loi de la physique n’existe plus. Un univers où la manipulation, la moquerie, l’humiliation, la violence sont légions. Un univers où il faut mieux avoir des alliés et une bonne endurance, quoique !

 

Ariel Holzl signe un roman totalement déroutant. J’ai vraiment été épatée par cet univers parallèle riche, sanguinaire et fantastique. Une agréable surprise portée par un anti-héros totalement charmant, attachant. Un jeune homme miné par la maladie qui dans la noirceur va s’épanouir. Une seconde chance, un second souffle, une vie bizarre mais sans souffrance. Ariel Holzl explore la souffrance d’une manière étonnante de sa jolie plume énergique et créative.

 

Une belle découverte et surtout un monde imaginaire époustouflant. De l’urban fantasy comme je l’aime !

 

Une chronique de #Esméralda

MAGIC, tome 1 : La fillette aux cheveux violets, une bande dessinée de Lylian et de Molinatti.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Fantastique

Éditions Dargaud

Lylian (scénario) et Molinatti (dessin)


Evelÿne est une fillette turbulente aux cheveux violets. Abandonnée à la naissance, elle a été élevée par des sœurs dans un couvent. Et du haut de ses 7 ans, on peut dire qu’elle leur mène la vie dure ! Chaque jour, elle fait les quatre cent coups aux côtés de Benedict, le chat adopté en même temps qu’elle.
 Finalement, rien de vraiment anormal pour une enfant. À un détail près : elle fait également parler les statues et voit des fantômes ! Cette particularité rend son éducation plus compliquée, d’autant qu’Evelÿne ne maitrise pas encore ses pouvoirs.
Les sœurs décident alors de la confier, ainsi que Benedict, au mystérieux Neil Farfadet, un chapelier londonien qui aidera la fillette à découvrir qui elle est vraiment. Une série de Lylian et Audrey Molinatti qui offre une plongée dans une Angleterre victorienne particulièrement kawaï, où vivent sorcières et créatures magiques !

 

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »
Nouveauté 2021
49 pages
Disponible en numérique et en broché

 


MON AVIS

Comment ne pas succomber à cette magnifique couverture ?

Dès le départ j’ai été séduite par les dessins. Des couleurs pastels, des courbes toutes douces et cette petite fille tellement adorable que j’ai eu envie de lui pincer les joues. Evelÿne est petite fille malicieuse et qui du haut de ses 7 ans rend folle les sœurs qui l’ont accueillie à sa naissance. Evelÿne est une petite farceuse qui aime faire des blagues de mauvais goûts. Des statues qui parlent et qui se meuvent, des phénomènes surnaturels que les sœurs ne peuvent plus contenir. C’est donc avec tristesse qu’elle confie la garde à un drôle de bonhomme. Monsieur Farfadet est chapelier à Londres et sous ses airs mystérieux cachent une magnifique réalité.

Evelÿne est bien désappointée de quitter le couvent mais grâce à la présence de Benedict, son chat noir, elle va affronter cette étape avec sérénité.

Un univers magique où les pouvoirs se doivent d’être cachés sous peine de moqueries ou de représailles.

Une très belle histoire. J’ai de suite été charmée par le scénario et les illustrations. Ici le kawaï joue parfaitement son rôle rendant l’héroïne attendrissante et un décor subjuguant. Le scénario est totalement captivant et pour un premier tome, la suite est prometteuse avec davantage de magie, je l’espère vivement. Le fil rouge de l’histoire est en place, je n’ai plus qu’à patienter pour connaître la suite de cette incroyable aventure.

A découvrir dès 8-9 ans pour les plus jeunes lecteurs et les plus grands ne pourront que se régaler !

Une chronique de #Esméralda

L’ŒIL DU CHAOS, un roman fantastique de Jean-Marc Dhainaut.

THRILLER FANTASTIQUE

Éditions Taurnada

Collection L’ombre des Mots


Tandis qu’une canicule sans précédent frappe l’Europe, Théo, un jeune lycéen de 17 ans, est terrifié quand il réalise que les photos qu’il vient de faire dévoilent l’horreur et le chaos 21 jours à l’avance… Mais personne ne le croit. Et lorsque, partout dans le monde, le courant disparaît,
les avions s’écrasent et que toutes les cloches des chapelles et des églises se mettent à sonner inexplicablement, il est déjà trop tard. Théo est alors loin d’imaginer l’incroyable mission de survie et d’espoir que le destin lui réserve. Un thriller d’anticipation à la frontière du réel, percutant et chargé d’émotions.

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
242 pages
Disponible en poche et numérique

 


MON AVIS

Je suis très heureuse de retrouver Jean-Marc Dhainaut dans une toute nouvelle histoire.

 

Théo, jeune lycéen de 17 ans, se passionne pour la photo. Un week-end, il s’attelle à préparer un nouveau filtre à l’aide de miroir et d’un prisme faits maison. Le résultat n’est pas tout à fait excellent, mais peu importe son acharnement lui a permis de créer ce nouveau appareil photo. Théo est un jeune homme introverti et la photo lui permet d’exprimer une palette d’émotions. A bien regarder de plus près, ses nouvelles photos sont bien différentes des modèles originaux. Décontenancé par le résultat, il décide de manipuler son appareil et découvre avec effarement que les photos prises sont le reflet du moment exact 21 jours plus tard à la même heure. Et ce qu’il entrevoit c’est la fin du monde. Il tente désespéramment d’alerter ses parents et via son réseau social, les abonnés qui le suivent. Moqueries, insultes fleurissent sous les photos, mais Théo est persuadé qu’une grande catastrophe est imminente.

 

La chaleur, l’eau rationné, les écoles fermées, le monde vit au ralenti. Des aurores boréales peignent le ciel noir du Sud de la France, les animaux deviennent dingues et les gens commencent à se méfier. Puis soudain à la date fatidique, les avions tombent comme des mouches, le courant cesse, la télévision et les téléphones ne reçoivent plus rien. La fin du monde vient de retentir.

 

Théo séparé de ses parents et de son petit frère se doit à tout prix de les retrouver. Mais les gangs et les pilleurs sèment la terreur, nul endroit pour se sentir en sécurité. Épaulé et recueilli par un ermite, un ancien militaire solitaire, ils vont ensemble tenter le tout pour le tout et les rejoindre.

 

Ce road-trip aux airs d’apocalypses va vous tourmenter pendant longtemps. C’est un thème qui me subjugue tout autant qu’il m’effraie. Et puis notre quotidien se prête à la perfection à l’atmosphère créée par Jean-Marc Dhainaut. Outre cet aspect dont il nous fait irrémédiablement écho, l’aspect fantastique fait une timide apparition. Ce dernier est la marque de fabrique de l’auteur est à part quelques allusions ici et là, je ne peux que regretter ce choix. DANS L’ŒIL DU CHAOS est avant tout un roman d’aventure où l’homme et ses faiblesses sont au centre de cette histoire post-apocalypse. Il est question de survie, d’amitié, de courage, d’abnégation, de volonté et d’espoir.

 

J’ai pris du plaisir à lire le nouveau thriller de Jean-Marc Dhainaut. J’ai toutefois remarqué quelques redondances et un manque de fluidité qui entachent la lecture. Le thème est sans aucun doute intéressant. Il explore explicitement la surconsommation, l’environnement, l’écologie et les conséquences extrêmes de l’anthropocène.

 

Une lecture très surprenante où il est bien difficile de rester impassible.

 

Une chronique de #Esméralda

Les échos du temps, tome 1 : Automne de Juliette Pierce

Romance fantastique- Roman sorti en février 2021
Editions MXM Bookmark – Collection Infinity

Ma note : 4/5 mention « univers à découvrir »


Résumé : Il est venu pour la tuer, mais le destin en a décidé autrement !
Il existe deux types de sorcières. Les gentilles qui utilisent leurs pouvoirs pour faire le Bien, et les méchantes. En tant que descendant d’une lignée de chasseurs, l’objectif de Shade est de toutes les exterminer, sans distinction.
Sur les traces de sa première victime, c’est finalement lui qui tombe dans le piège tendu par Rune, la sorcière qu’il a prise en chasse. Lié à elle à cause d’un sort, il est contraint de se lancer à corps perdu dans une quête qui n’est pas la sienne. Rune arrivera-t-elle à dompter l’impatience de son ennemi ? Ses pouvoirs suffiront-ils à les protéger de la mort ?


L’avis de #Lilie : Voici ma deuxième « saga » de Juliette Pierce entamée en cette année 2021. Encore une fois, j’ai largement été influencée par les réseaux sociaux pour cette découverte mais ayant envie d’élargir mes lectures, je prends les avis là où je les trouve. Ici, je m’attendais à un roman fantastique, dans un monde de sorcières. J’ai découvert un univers riche et complexe mais regrette, un peu, que la romance prenne le pas sur l’intrigue politique.

Nous faisons ici connaissance avec Shade, un chasseur vivant à Paris et partant pour sa première mission en compagnie de son frère. Croisant une sorcière prénommée Rune, il tente de l’arrêter mais est pris au piège par cette dernière qui l’emmène dans son monde. Là-bas, Shade va découvrir une vie bien différente de celle qu’il vit, même s’il va aussi se rendre compte que simple humain ou sorcier, tous sont atteints des mêmes vices et mêmes envies de pouvoir. Shade et Rune vont-ils réussir à cohabiter ? Shade pourra-t-il rentrer dans son monde ? Rune est-elle prête à tous les bouleversements que va connaître sa vie ? Shade acceptera-t-il ses sentiments naissants pour Rune ?

Shade vient d’une famille de chasseurs et on sent que c’est un homme qui n’a pas eu une vie facile. Ses relations avec son frère semblent tendues et sa proximité avec sa sœur est touchante. Tout au long de sa « captivité », il va se montrer tantôt calculateur, tantôt prévenant, et on sent en lui un besoin de bien faire les choses et d’être le plus droit possible dans ses bottes. Sous son air arrogant se cache un homme très attachant. Rune, quand à elle, est une jeune femme pleine de fougue qui, en capturant son chasseur, va chambouler son destin. Appelée à la cour, elle va se rendre compte que les apparences sont souvent trompeuses et les jeux de pouvoirs toujours aussi présents, malgré la paix et l’harmonie de façade. Elle paraît un peu maladroite et naïve mais je la sens surtout dépassée par tout ce qui lui arrive.

Ce tome un est une jolie découverte même si, pour moi, il y a un petit problème de rythme. En effet, j’ai trouvé des passages très longs et d’autres très rapides. Il me semble que c’est le premier écrit de l’autrice et ces petits défauts ont été rectifiés par la suite (ayant lu « nos âmes louves » au printemps, je n’avais pas ressenti cela). En revanche, j’ai trouvé l’univers des sorcières dingues, très riches et très intéressant à découvrir. Les protagonistes principaux sont attachants et j’ai adoré les suivre même si je regrette que la romance ait pris le pas, à un certains moment, sur le reste. L’intrigue politique est un peu complexe et j’attends beaucoup du tome 2 pour savoir comment tout cela va finir. Niveau narration, l’alternance des points de vue est très intéressante et nous permet d’avoir une vue d’ensemble de la situation mais aussi, par moment, de nous poser des questions. Enfin, la plume de l’autrice est immersive car elle nous entraine totalement dans ce monde parallèle et elle est aussi un peu cruelle, en nous laissant, encore une fois, dans un état de stupéfaction et de doute total à la fin.

Pour conclure, « Automne » est un premier tome réussi car il entraine son lecteur dans une histoire avec peu de temps morts et se termine en apothéose. J’ai hâte de découvrir la suite et fin qui sort cet été pour savoir ce que l’autrice réserve à notre duo infernal mais aussi ce qui va advenir du monde des sorcières.

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