LES OUBLIÉS D’ASTRELUNE, un roman de Laure Dargelos.

FANTASTIQUE

EXPLORA Éditions


Astrelune, la puissante cité indépendante.
Imaginez une métropole où des tapis volants côtoient des dirigeables, où des individus se promènent en pyjama et où des ingénieurs déclenchent la pluie et le beau temps.
 
Holly Nightingale appartient à cet univers étrange. Simple employée au Musée national, elle voit son existence basculer le jour où sa jeune sœur disparaît…
Tandis que le mystère ne cesse de s’épaissir, d’étonnants alliés croisent sa route : un avocat maladroit et un pirate au passé trouble. De découverte en découverte, Holly se retrouve happée dans une dangereuse spirale. Et si rien n’était ce qu’elle croyait ?
Et si Astrelune baignait dans un gigantesque mensonge ?

 

 

Ma note : 3,5/5
Nouveauté 2022
472 pages
Disponible au format numérique et broché

MON AVIS

Astrelune est une citée incongrue où rien n’y si passe comme on le souhaiterait. Holly travaille au musé et aime exposer son savoir aux différents visiteurs pas du tout motivés. Une routine quotidienne qui sera bouleversée par la disparition de sa sœur. C’est ainsi, décidée, qu’elle part en quête de réponses. Mais ces dernières la porteront au cœur d’un labyrinthe où la vérité sera difficilement acceptable. Avec un pirate pas commode, un notaire tatillon, Holly n’est pas au bout des surprises.

 

Mon avis sera assez court car vraiment j’ai peur d’en dévoiler trop et ça serait vraiment dommage.

 

Ce roman ado navigue entre deux mondes où différents personnages vont défiler pour au final ne former qu’une seule et unique histoire. La mise en place est longue et j’ai eu cette impression de piétiner sur place. L’auteure prend le temps de disposer ses décors, ses personnages et de contextualiser les différentes situations. Elle glisse ici et là des détails qui permettent d’émettre de nombreuses hypothèses (pour les plus attentifs d’entre nous vous comprendrez rapidement où l’auteure veut nous porter). Il n’y pas véritablement de surprises mais j’ai été conquise par les rebondissements qui jalonnent les derniers chapitres. L’univers est vraiment riche. L’auteure a l’imagination fertile au cœur de cette quête spectaculaire.

 

Une jolie découverte malgré tout. En tout cas la couverture est sublime. Je vous invite à fous faire votre propre avis.

FURIES, un roman de Julie Ruocco.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions Actes Sud

Sélection #68premièresfois

Les destins d’une jeune archéologue, dévoyée en trafiquante d’antiquités, et d’un pompier syrien, devenu fossoyeur, se heurtent à l’ expérience de la guerre. Entre ce qu’elle déterre et ce qu’il ensevelit, il y a l’histoire d’un peuple qui se lève et qui a cru dans sa révolution.
Variation contemporaine des « Oresties », un premier roman au verbe poétique et puissant, qui aborde avec intelligence les désenchantements de l’histoire et « le courage des renaissances ». Un hommage salutaire aux femmes qui ont fait les révolutions arabes.
Ma note : 5/5
Nouveauté 2021
288 pages
Disponible au format broché et numérique

MON AVIS

 

Le cœur arraché au corps, les cris qui résonnent dans le silence abyssal des bombes, des destins qui se croisent, des noms fantomatiques qui s’enflamment. La fureur de vivre de résister, les balles qui n’ont rien à foutre des vies, la rage bouillonnante, les regards perdus, les pas hantant la poussière mortifère. Des ralliements soufflant l’espoir, les fugues salvatrices, le déchirement de la terre, l’abandon de l’identité. Les yeux emplis d’un passé lumineux, tournés vers le futur aveugle.

 

Écriture tranchante, poésie envoûtante, mots éprouvants, images éternelles de la folie humaine, de la déshumanisation.

 

Plume lumineuse, ensorcelante, fendant l’obscurité, l’obscurantisme.

 

Un premier roman magistral d’une puissance titanesque, Julie Ruocco nous plonge au cœur de deux vies qui se percutent dans la noirceur la plus totale. Deux âmes qui s’apprivoisent, pansent les blessures sanguinolentes. Deux âmes éternellement liés à l’histoire tragique d’une pays décousu, violé. Deux âmes puisant leur force au cœur de l’horreur. Roman intransigeant, portant la parole des oubliées, des nantis, hurlant leurs maux, mots, au milieu du chaos, de la désolation.

 

Ce roman a su m’emprisonner, me porter, me faire souffrir. L’histoire de la Syrie n’a rien de passionnant pour celui qui n’y s’intéresse pas. Berceau culturel, berceau d’un passé riche évanouit à coup de mortiers, La Syrie n’est plus que rien.

 

Un roman coup de cœur, coup de poing. Je vous conseille également de lire 19 FEMMES de Samar Yazbek.

SOIXANTE PRINTEMPS EN HIVER, une bande dessinée de De Jongh et de Chabbert.

BANDE DESSINÉE

Éditions Dupuis – Collection Aire Libre


Le jour de son 60e anniversaire, Josy refuse de souffler les bougies de son gâteau. Sa valise est prête. Elle a pris une décision : celle de quitter mari et maison pour reconquérir sa liberté en partant avec son vieux van VW ! Sa famille, d’abord sous le choc, n’aura dès lors de cesse de la culpabiliser face à ce choix que tous considèrent égoïste. Josy va heureusement tenir bon, trouvant dans le CVL (« Club des Vilaines Libérées ») des amies au destin analogue et confrontées à la même incompréhension sociétale…
Mais cela suffira-t-il pour qu’elle assume sa soif d’un nouveau départ ? Et qu’elle envisage peut-être même un changement d’orientation sexuelle ? Oui, si l’amour s’en mêle. Ou pas…
Aimée De Jongh et Ingrid Chabbert composent la peinture subtile, touchante et moderne d’une crise de la soixantaine au gré d’un road movie impossible à lâcher avant sa conclusion. Un « Aire Libre » surprenant, osant traiter le tabou du changement de vie et d’orientation sexuelle…

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2022
120 pages
Disponible au format cartonné et numérique

 


MON AVIS

Vivre une crise existentielle, à n’importe quel âge, est une expérience difficile. Ne pas se sentir à sa place, tout remettre en question, disparaître dans cette routine quotidienne, certes apaisante, mais qui détruit inlassablement notre moi. A soixante ans, une vie entière a défilé. Prendre le courage à deux mains et dire stop est un moment fort émotionnellement et libertaire. Enfin s’écouter et continuer son chemin seule où les attentes deviennent des expériences magnifiques.

 

Prendre la route n’est pas synonyme de fuir mais prendre sa vie en main. Écouter le silence pour se s’apprivoiser à nouveau, avancer et découvrir d’autres personnes. Un chemin jugé, trop souvent, par l’entourage, dénigré.

 

De Jongh et Chabbert tracent à coup de crayons et à l’aide de mots humains et émouvants, le parcours d’une femme, d’une nouvelle femme. Entre émotions, sensibilité, découverte, cris, larmes et rires, Josy est un personnage moderne, iconique. J’ai vraiment été séduite par le scénario. Le style des illustrations n’est pas à mon goût mais j’ai tout de ressenti toutes ces émotions qui s’entrechoquent et qui servent l’histoire avec humilité.

 

Une bande dessinée engagée et terriblement humaine.

PIGALLE, 1950 une bande dessinée de Arroyo et de Christin.

POLICIER

Éditions DUPUIS – Collection Aire Libre


Antoine, dit « Toinou », décide de plaquer son Aubrac rural pour le Paris rutilant des années 1950. À 18 ans, il découvre avec stupéfaction les charmes de Pigalle, en particulier ceux des danseuses du cabaret « La Lune Bleue », dans lequel il va travailler. Pris sous l’aile du patron, « le Beau Beb », il va ainsi faire la rencontre de personnages hauts en couleur tels que « Pare-brise », le comptable, « Poing-barre », le videur, ou encore Mireille, la vendeuse de cigarettes…
Mais à trop fréquenter le monde de la nuit, le naïf jeune homme va vite se retrouver plongé dans de sombres histoires de grand banditisme, dont la violence va profondément changer son existence… Toinou brûlera-t-il son innocence à la lumière enivrante de sa nouvelle vie ?
Un grand album « Aire Libre » signé Christin et Arroyo, entre polar et évocation nostalgique du Paris éternel.

Ma note : 4/5
Nouveauté 2022
152 pages
Disponible au format numérique et broché


MON AVIS

L’après-guerre, les campagnes qui se dépeuplent attirées par les villes où la fortune sourit aux plus malins. Les conditions rudes de l’Aubrac l’ont poussé vers Paris où il rejoint son oncle qui pourra l’héberger et lui donner un travail. Il découvre un Paris vivant et fourmillant, une ville cosmopolite, Pigalle et ses spectacles. Peu à peu il s’impose à « la lune Bleue », cabaret renommé. Il y devient l’homme à tout faire. Mais très vite il découvre l’envers du décor. Le banditisme, les manipulations, les complots, l’argent. A cause de son air campagnard, il tombe rapidement dans des mains peu scrupuleuses, lui coûtant son grand amour.

 

Un scénario tout aussi passionnant que déroutant. La vie d’un simple jeune homme qui finalement n’a rien demandé se retrouve au pire moment au mauvais endroit. Portrait de la douce folie d’un monde libéré. Entre manigance et charme, Pigalle, quartier exubérant où tout le gratin se retrouve et manigance. J’ai beaucoup apprécié le scénario et surtout les illustrations qui dans leurs grandes simplicités touchent et bouleversent. Les émotions fleurissent ici et là tout au long des planches. Tel un diaporama, l’histoire se vit avec une belle intensité. Les illustrations dichromes confèrent ce style vintage atypique.

 

Une histoire émouvante portée par un personnage captivant et des illustrations magnifiques. Quel travail !

TOUTES LES HISTOIRES COMMENCENT AVEC UNE PETITE FAIM, un roman de Magali Discours.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions L’Archipel – Collection Instants Suspendus


LE GOÛT DES SOUVENIRS EST LE PLUS BEAU DES HÉRITAGES
Après des années passées loin de sa famille, Alice s’interroge : où sa vie la mène-t-elle ? Elle s’installe pour quelques jours chez Margaux, sa sœur, de douze ans son aînée, qui tient un petit restaurant dans la campagne bourguignonne.

Margaux est douée pour le bonheur. Elle sait s’entourer de bons compagnons de route. Son appétit de vivre l’aide à surmonter ses propres difficultés.
Grâce à elle, Alice découvre que les saveurs permettent d’accéder à l’invisible. De la bouche à l’imaginaire, par la magie des recettes cuisinées par Margaux, les ancêtres oubliés resurgissent. Ce séjour aidera-t-il Alice à donner un sens à sa vie et à s’imaginer un avenir ?

 

 

Ma note : 4,5/5
Nouveauté 2022
228 pages
Disponible au format numérique et broché

 


MON AVIS

Dans la vie, il existe ces moments de la vie qui sont des rendez-vous annonciateurs de changements. A la croisé des chemins le regard se tourne vers le passé pour mieux comprendre le présent et penser à l’avenir.

 

Magali Discours nous plonge dans le passé, des siècles plus tôt. Des rendez-vous incroyables dans ces lieux insolites marquant à jamais la mémoire génétique. Un détour à la source d’une histoire familiale riche et délicate. Puiser dans cet héritage pour affirmer une identité troublée par les aléas de la vie. Trouver le soutien et la force inébranlable d’aïeux qui ont connu également la peine, la douleur, les désillusions mais l’amour puissant et indestructible. Marcher de l’avant dans le seul but d’atteindre ce moment merveilleux et fatidique, départ de tous les possibles.

 

Magali Discours nous invite au cœur d’une histoire de famille, au cœur de la vie de deux sœurs liées par le destin et un amour puissant. Margaux exubérante et qui croque la vie sans entrave et délivrant cette joie contagieuse. Alice introvertie qui s’est enlisée dans des non-dits et qui se cherche inlassablement.

 

Des retrouvailles autours des senteurs, des bons plats, où bras ouvert, Margaux va transmettre la recette du bonheur.

 

Porté par une plume délicate, envoûtante avec un zeste d’humour et une tonne d’amour, Magali Discours nous ouvre les portes de la douceur, du partage, de la connivence. Paisible, ce lieu est propice à la réflexion et au retour à la source de soi même.

 

Un roman à découvrir absolument et à mettre dans votre valise pour vos prochaines vacances !

MOÏSE DE CASA, un roman de Driss C. Jaydane.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions Les Avrils


Casablanca, 1975. À la télévision, le Roi demande à tous les hommes en bonne santé de partir libérer le Sahara. Un petit garçon l’écoute. Il vit seul avec sa mère et sa sœur et se sent différent des autres. Pour conjurer ses démons secrets, lui rêve d’une autre marche. Tel Moïse guidant son peuple, il convainc quatre copains de le suivre dans son odyssée. Des quartiers de terre rouge aux immeubles bourgeois dominant le port, soufflée par une devineresse et un sage inquiétants, la vérité approche.

Ma note 4/5
Nouveauté 2022
160 pages
Disponible au format numérique et broché


MON AVIS

Roman court au ton incisif et enfantin, MOÏSE DE CASA est une agréable découverte qui nous porte au cœur de Casablanca où La marche rouge excite les esprits et les patriotiques.

 

Petit héros deviendra grand. Ses pas le portent de rues en rues, d’immeubles en immeubles, de la richesse à la pauvreté et de rencontres en rencontres. Ses pas fatigués, nerveux mais curieux lui qui tend à savoir et à découvrir. Compagnons de routes et d’infortune, vieil homme, dame inquiétante, sèment sur son chemin des indices, des déboires et de la peur. Courageux et tenace cette quête identitaire est une douce folie mais vitale.

 

Une plongée mirifique au cœur d’une ville cosmopolite où tolérance et respect illuminent la ville blanche. Un héros qui cherche sans détour la vérité qui fera de lui un homme. Entre pièges et désillusions, ce combat titanesque porte en lui le sacré de la pureté et de l’enfance entouré de secrets et de noirceurs.

 

Une plume élégante dont le rythme et le ton s’accordent dépeint avec curiosité la ville aux mille facettes. Amitié, famille sont un élément fédérateur portant vers l’ultime soulagement.

 

Un récit intense où la balade d’une vie devient le symbole de la liberté.

 

A découvrir sans aucune hésitation. Driss C. Jaydane va vous enchanter !

HADÈS ET PERSÉPHONE, Tome 1 : A touch of darkness, une romance de Scarlett St. Clair.

ROMANCE CONTEMPORAINE

Éditions Hugo Roman – Collection New romance


Perséphone n’est la déesse du printemps qu’en titre. Depuis qu’elle est toute petite, les fleurs se ratatinent ; à son contact. Après s’être installée à New Athens, elle espérait mener une vie discrète, dans la peau d’une journaliste mortelle. Tout change lorsqu’elle s’assied dans une boîte de nuit clandestine pour jouer une partie de cartes avec un étranger hypnotique et mystérieux.
 
Hadès, le dieu des morts, a bâti un empire du jeu dans le monde des mortels et ses paris favoris sont réputés impossibles. Mais rien ne l’a jamais intriguée ; autant que la déesse qui lui offre une aubaine laquelle il ne peut résister. Après sa rencontre avec Hadès, Perséphone se retrouve liée par un contrat avec le Dieu des morts, et ses conditions sont impossibles : Perséphone doit créer la vie dans le monde souterrain ou perdre sa liberté à jamais. Le pari ne se limite cependant pas à exposer l’échec de Perséphone en tant que déesse. Alors qu’elle s’efforce de semer les graines de sa liberté, son amour pour le Dieu des ténèbres grandit – un amour à la fois envoutant et interdit.

 

 

Ma note 4.5/5
Nouveauté 2021
429 pages
Disponible au format numérique et broché

 


MON AVIS

J’ai succombé à nouveau pour le mythe revisité d’Hadès et de Perséphone. Je suis toujours intriguée par la manière dont les auteurs s’approprient ce couple mythique et ce n’est pas pour autant que j’ai lu l’original et je ne peux donc pas juger de la fidélité de cette romance.

 

La déesse du Printemps a su se défaire quelque peu des chaînes qui la liaient à sa mère. Après avoir passé une enfance enfermée dans une cage dorée à subir les remontrances d’une mère tyrannique et protectrice, la voici libre comme l’air chez les mortels. Une vie idyllique où elle consacre son temps à ses études de journalisme. Elle en oublierait son monde originel. C’est en fêtant son nouveau stage qu’elle va rencontrer le seul Dieu pour lequel on lui a insufflé les plus terribles histoires et la plus terrible des haines. Si Hadès est synonyme de mort et de déviance, Perséphone n’en ai pas moins curieuse. Curiosité qui la pousse à jouer un pari risqué contre le Dieu des morts. Prise à son propre piège, elle va pourtant découvrir un monde où la joie n’est pas une chimère et le cœur d’un Dieu qui attend sa reine depuis toujours.

 

Un pari risqué. Un pari qui révélera la Déesse au travers d’une quête au cœur du royaume du Dieu des Morts.

 

Je vous avoue que j’ai littéralement été charmée par ce couple. L’alchimie est immédiate est pourtant tout va de travers. La Déesse est têtue, acharnée, énervante, jalouse, imprévisible. La colère enfle au fil des pages tout autant que cet amour incommensurable qu’elle lui voue. Un amour péché mais d’une pureté indéniable. Une histoire d’amour ne serait pas véritable si les embûches ne jalonneraient pas leur chemin. Les rebondissements sont nombreux mais tendent par la révélation, celle de la magie de la Déesse qui explosera au cœur de la noirceur. Le chemin est ardu poussant la Déesse dans ses retranchements où les questions et les doutes sont multiples. Hadès fait preuve d’une patience exemplaire, parfois fourbe et malicieux, mais la méchanceté ne fait parti de ces défauts. Hadès est un homme au charisme et au charme bouleversant. Loin des apparences, on découvre un homme certes ambitieux mais d’une bonté touchante. L’histoire est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Si l’alchimie entre les personnages est une des force de cette romance, la plume de l’auteure et l’environnement le sont tout autant. On navigue entre une certaine réalité où les Dieux cohabitent avec les humains et leurs propres mondes. Entre luxure, émerveillement, complot et paysage envoûtant, la plume de Scarlett St. Clair m’a accaparée. C’est vraiment le genre de romance que tu croques avec plaisir et curiosité. Une plume qui t’emporte au cœur de cette histoire où la passion et la haine prennent un sens relatif.

 

Le final est sans aucun doute tonitruant et laisse présager un second tome tout autre où je pense que la belle Déesse ne sera plus en mesure de contrôler ses pulsions.

 

Une romance originale et envoûtante au cœur des ténèbres d’où la lumière naîtra. Les enfers comme vous ne les avaient jamais connus ! Une romance sexy et addictive !

DÉCOMPOSÉE, un roman de Clémentine Beauvais.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions L’iconoclaste – Collection L’Iconopop

Sélection #68premièresfois

Un court roman en vers libres, d’une grande modernité, qui transforme notre regard et nos a priori sur la déchéance féminine.
Au bord d’un chemin, une femme gît, en décomposition.
Passant par là au bras de son aimée, un poète se délecte de cette vue infâme.
 
Clémentine Beauvais revisite avec audace le célèbre poème « Une charogne » de Charles Baudelaire. Elle imagine le destin de cette femme que l’histoire a bafouée, la faisant prostituée, chirurgienne, avorteuse, puis tueuse en série.
Un court roman à la forme inventive, impertinent et engagé.

 

Ma note : 5/5
Nouveauté 2021
128 pages
Disponible au format broché.

 


MON AVIS

Je n’ai jamais eu l’occasion de découvrir les romans jeunesses de Clémentine Beauvais, mais j’avais beaucoup apprécié sa traduction du recueil de poèmes « Chasseurs de lumière » de Tyler Knott Gregson aux éditions Presses de la Cité.

 

DÉCOMPOSÉE est singulier, atypique. Une beauté extravagante et éblouissante. L’exercice au départ n’est pas évident, mais le rythme s’installe doucement pour te prouver que la poésie n’a rien de ringard.

 

Ni poème ni roman, ce récit fusionne l’ancien et le futur avec habilité. Tableau alambiqué de vérités dérangeantes aux prises avec des thématiques fortes. Elle décompose la vie d’une héroïne banale épuisée par la vie. Des montagnes à la vie close parisienne, de l’émancipation à faiseuse d’anges, d’amoureuse à tueuse. Chaque note compose cette vie à la fois sauvage et revendicative, décharnée et réelle.

 

Son corps, dans le fossé, exultant un dernier souffle, déversant ses derniers espoirs, ses derniers rêves, se délitant, chairs arrachées putréfiées, berceau de la vie et de la mort.

 

Roman intransigeant, dérangeant, peignant l’horreur et la beauté du geste et des maux. Osé et généreux, il emporte, recompose la poésie sur cette musique attractive, battu par les mots qui choquent et s’entrechoquent. Un roman inspirant, réconciliateur, captivant aux multiples couleurs où seul le noir serait banni. 

 

Un très joli coup de cœur pour une histoire aussi passionnante qu’audacieuse.

 

 

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j’ai gardé la forme et l’essence divine
De mes amours décomposés !
(dernière strophe « La charogne » de Charles Baudelaire)

THE FOREVER MARKED, Le prince. Une romance de Jay Crownover.

ROMANCE CONTEMPORAINE

Éditions Harlequin – Collection &H


Elle avait tiré un trait sur lui… jusqu’à ce qu’il surgisse devant sa porte

Ryier ne connaît pas l’échec. Populaire, sportif, avec son charisme de star hollywoodienne et son physique de rêve, tout lui réussit. Alors, quand il se fait soudainement larguer, son monde s’effondre. Sans réfléchir, il roule toute la nuit jusqu’au Texas pour se réfugier chez Bowe, son amie d’enfance si différente de lui. Cool, rebelle et artiste, Bowe n’a besoin de l’approbation de personne. Il la connaît depuis toujours, et même si elle refuse de lui parler depuis leur dérapage, en cet instant, elle est la seule qui puisse l’aider à ne pas sombrer.

Bowe est sous le choc quand elle trouve Ryier sur son palier. Lui, le mec sans faille ni faiblesse, est dans un sale état. Mais pourquoi venir la voir elle  ? Il lui a brisé le cœur il y a des années sans même s’en rendre compte, et, maintenant qu’elle a enfin tourné la page, il faudrait qu’elle le console  ? Seulement voilà, c’est la première fois qu’il se montre tel qu’il est, sous son masque de mec parfait. Alors, même si c’est risqué, elle accepte de l’héberger. Après tout, quel danger y a-t-il à le laisser rester quelques jours  ?

 

 

Ma note : 4,5/5
Nouveauté 2022
432 pages
Disponible au format numérique et broché

 

 


MON AVIS

Je suis hyper heureuse de retrouver la plume de Jay Crownover, auteure américaine à succès, et dont vous avez peut être lu la saga phénoménale THE MARKED MEN.

 

Cette nouvelle saga est dans la lignée de la précédente sauf qu’elle met en scène les rejetons des personnages de THE MARKED MEN. Nul besoin d’avoir lu la saga précédente pour ouvrir ce premier tome. 

 

Dès les premières pages, je retrouve l’ambiance propre à l’auteure américaine. Des personnages charismatiques et farouches, une histoire commune entre eux qui a façonné les jeunes adultes, des souvenirs bons comme mauvais et surtout la révélation de leurs grandes faiblesses. 

 

Ryier obtient tout ce qu’il veut et gagne tout ce qu’il entreprend. Sportif émérite, il ne compte plus les heures d’entraînement et de souffrance pour atteindre son but ultime. Le football est tout son monde qui vient tout juste de s’écrouler quand sa petite amie lui annonce la fin de leur relation. Blessé, dépité, abasourdi, la fuite devient la seule solution adéquate face au tumulte de ses émotions. C’est ainsi qu’il se retrouve face à la maison de Bowe , son ennemie depuis le terrible couac qui les a séparés. Bowe n’a jamais eu la langue dans sa poche et a toujours dit la vérité quitte à blesser. Elle reste malgré tout à ses yeux la seule fille qui a toujours lu en lui comme un livre ouvert. 

 

Sur le pas de la porte, leurs regards s’interrogent en toute humilité, les armes prêtes à être déposées sur le seuil. Et quand elle s’ouvre le soulagement envahit Ryier.

 

S’apprivoiser à nouveau est un drôle de jeu dont chaque participant y va de bon cœur. Cœurs qui sont sur le point de chavirer.

 

Jay Crownover signe une nouvelle romance qui va faire battre ton cœur de « romance-addict ». Spécialiste des « contraires s’attirent », l’auteure a un incroyable talent pour accorder des personnages qui n’ont plus rien en commun. Une nouvelle histoire qui va te happer à un claquement de doigts et dont il te sera difficile de mettre de côté. L’auteur explore les secondes chances avec entrain et enthousiasme le tout saupoudré d’une touche sexy. Le monde de la musique se confronte à celui du sport, et les étincelles ne sont pas rares. Ryier et Bowe vont devoir s’apprivoiser, s’avouer leurs doutes, leurs désirs, leurs désillusions, communiquer. De nombreux rebondissements jalonnent l’histoire, lui donnant un rythme effréné. Ce premier tome permet aussi de ré-contextualiser la précédente saga avec des clins d’œil sur les parents. J’adore le prologue de l’auteure qui explique son ressenti sur l’écriture et qui, d’entrée de jeu, met tables sur cartes.

 

Jay Crownover a le talent incroyable de te faire ressentir tout un panel d’émotions qui te filent les frissons et qui t’amènent vers la crise cardiaque. Il y a vraiment cette alchimie qui te coupe du reste du monde et qui t’oblige à tout occulter. Un good trip qui t’en met plein les yeux. 

 

Une romance rock n’roll et sans complexe qui a tout pour te plaire !

LE GRAND MORT, intégrale 1. Une bande dessinée de Loisel, Djian, Mallié et Lapierre.

FANTASTIQUE

Éditions Glénat – Collection Vents d’Ouest

Régis Loisel & Jean-Blaise Djian (Scénariste)
Vincent Mallié (dessinateur)
François Lapierre (coloriste)

La série culte enfin en intégrale !
L’histoire de deux mondes parallèles dépendants l’un de l’autre, mais censés ne jamais se rencontrer : le nôtre et celui habité par le « Petit Peuple ». Ce dernier est organisé en clans, et son équilibre est fondé sur un partage équitable de la connaissance.
Cette fragile harmonie reposant sur un rite ancestral est bouleversé quand un un événement improbable vient perturber l’ordre des choses. Le chaos qui en résulte dirige l’humanité à sa perte ! Une seule personne est capable de passer d’un monde à l’autre pour tenter d’agir…Retrouvez dans cette intégrale, regroupant les quatre premiers tomes, tout l’univers de cette série qui mêle avec virtuosité, le fantastique et le récit post-apocalyptique. Ce magnifique ouvrage, augmenté de contenus additionnels de choix (croquis, recherches, illustrations), sera l’occasion de redécouvrir cette ambitieuse fable écologique imaginée par Loisel et Djian, et mise en image par la plume puissante et inspirée de Vincent Mallié.

Ma note : 5/5
Nouveauté 2020
256 pages
Disponible au format broché.


MON AVIS

Cette première intégrale regroupe les tomes 4/8 d’une saga redoutable et totalement dans l’air du temps.

 

Deux mondes parallèles cohabitent dans la parfaite ignorance à part quelques initiés. L’équilibre des deux n’est possible que si une certaine harmonie et précepte sont respectés. Mais un imprévu va bouleverser la quiétude des deux mondes les plongeant dans le chaos le plus total.

 

Losiel et Djian signe un scénario totalement hypnotisant et dingue. Les plus terribles fléaux vont toucher la Terre : virus, maladies, sécheresse, phénomène météorologique extrême, séisme. Le monde se délite. Cette première partie ne montre que la partie visible de l’iceberg. Les pièces du puzzle s’assemblent lentement mais sûrement laissant la trame à une ébauche dont on n’a pas encore toutes les cartes en notre possession. Le premier contact avec les personnages est rude. L’un exubérant et nerveux et l’autre passif. Le duo n’est pas forcément une évidence mais l’alchimie naîtra bien plus tard. Une intrigue générale passionnante nous plongeant au cœur de l’action et de la réflexion. Les scénaristes pointent du doigt les travers de notre société tout en l’intégrant dans cet univers fantastique. Les illustrations sont sublimes, de grandes cases parfois sombres et souvent lumineuses. J’ai été envoûtée par cette bande dessinée suggérée par ma bibliothécaire. On y retrouve des rebondissements, une intrigue qui laisse prévoir des surprises, des personnages attachants et un univers époustouflant. Le cahier graphique est juste sublime. J’adore découvrir ces grandes planches où l’on peut davantage apprécier le travail des créateurs.

 

LE GRAND MORT est une merveilleuse découverte, une de celle qui t’envoûte.